Pour éviter les files d’attente… « La réservation = l’anti stress du cinéma » ^^ Merci UGC…
Sinon, pour ce qui est du film, en ce qui me concerne :
1- Il a le mérite d’exister et d’aborder un sujet qui ne l’a jamais été jusqu’à présent.
2- Immédiatement après sa projection à Cannes, des mesures politiques s’en sont suivies, permettant aux Tirailleurs Africains de toucher des soldes qui ne leur étaient plus attribuées ou insuffisamment eu égard de ce que touchent les anciens combattants Français. C’est très RARE qu’un film bouleverse ainsi la donne. En ce sens, c’est un succès.
3-
Qu’est ce qu’un bon film ?, titre d’un essai de Laurent Jullier. Parmi les critères, il y a « le succès d’audience ». Etrangement, j’ai toujours considéré que plus un film faisait d’entrées, et plus il devait être mauvais… Effectivement, c’est préjugé que la masse s’accorde sur la c******, en particulier dans la société du divertissement et des loisirs… Pour corroborer ce jugement : Pourquoi un film aussi pourri qu’
Astérix et Obélix mission Cléopâtre fait plus de dix millions d’entrées ou encore
Les bronzés 3, quant alors des films intelligents et pas forcément des films d’intellos, crispés ou sérieux… ont tant de mal à faire se déplacer les gens ?... Je pense par exemple à
Fight Club qui a sa sortie en France en 1998 a fait quelques 950 000 entrées… ce qui peut paraître beaucoup mais qui n’est rien en somme comparé à ces 10 millions de spectateurs qui vont rire des gags de Jamel ou des seins regonflés à bloc de Marie-Anne Chazel !...
4- Sinon…
Indigènes… Ben moi j’ai trouvé que c’était plutôt très scolaire comme réalisation. Très en quête d’une esthétique américaine (comme si pour bien parler de la guerre il fallait absolument miser sur ce genre de fresque où se déploie toute l’artillerie des effets spéciaux et du gigantisme…) et en somme, pas très profond. Les personnages sont caricaturés à outrance et certains jouent très mal. C’est le cas de Sami Naciri qui ne parle pas un mot d’arabe et qui pourtant campe un rôle où l’usage de la langue est de rigueur… Du coup, on le fait parler français… et on fait répondre son frère (magistral Assaad Bouab que l’on avait déjà pu apprécier dans
Marock) en arabe… petite acrobatie qui sonne bien faux. D’ailleurs, de petits détails comme l’usage des dialectes qui ne se correspondent pas toujours pour des gens censés venir des mêmes régions laissent à désirer.
5- La performance de Sami Bouajila par contre est géniale. Il crève littéralement l’écran ! Ce type… on le voit et c’est la qualité première d’un bon acteur ^^ Je vous invite à le découvrir dans son dernier film,
Les Témoins, d’André Téchiné. Il est tout simplement… grandiose ! On peut aussi citer la performance de Jamel, très crédible dans son « premier », rôle de composition et la performance de Bernard Blancan dans le rôle de Martinez.
6- Enfin… Si ce film mérite d’être vu malgré ses petites imperfections et son côté «
Il faut sauver le Soldat Rayan », outre le jeu des acteurs cités plus haut… la dernière scène du film. C’est toujours Sami Bouajilia, vieux, le corps noueux, mais toujours sur pieds et d’aplomb. Elégant dans son costume, qui après s’être recueilli sur les tombes de ses amis, s’en retourne à sa chambre… dans un foyer Sonacotra.
The end.