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 Les courtes chroniques de Reza Issack

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trend
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MessageSujet: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mer 29 Nov - 12:39

Salâm `aleykoum / Salut,

Je vais mettre sur ce thread les petites chroniques spirituelles et religieuses que Reza Issack ecrit dans le journal mauritien Le Star. Contrairement a moi, il est tres concis, et je le trouve inspirant, melant remarque de bon sens, et versets et hadiths.

Aujourd'hui:
http://www.mauriweb.com/star/lafoimain.asp?ID=49

Citation:
LE TEMPS

Le temps est un cadeau de Dieu. Ton espace et ta liberté. Comment le gères-tu ? Tu es né pour fructifier et récolter, et non pour stériliser et désertifier. Chaque moment, chaque seconde, chaque souffle, doit être vécu intensément, profondément. Tu ne dois jamais t’arrêter. Même quand tu n’as rien à faire, fais quelque chose ! Il faut qu’au moment de mourir, quand tu penses à ce que tu as donné à ta vie, tu ne regrettes rien. Le Bien-aimé Muhammad (pssl) te rappelle qu’il «y a deux bienfaits auxquels les gens ne pensent pas assez : la santé et le temps libre» [Bukhâri et Muslim].

Tu es le temps comme tu es ta vie. A toi de te gérer. Tu es ton propre rival puisque le temps te concurrence. Il ne prend pas de rides comme toi tu prends de l’âge. Donc, bouge. L’heure ne recule jamais. Ne gaspille pas l’irrécupérable. Profite pleinement de ta journée comme de ta nuit. « Dans Sa Miséricorde, Il a disposé pour vous la nuit, pour que vous vous reposiez, et le jour, pour que vous recherchiez Ses Bienfaits » [28:73]. « Parmi Ses Merveilles, sont la nuit et le jour, le soleil et la lune » [41:37]. « Il a fait de la nuit une phase de repos ; le soleil et la lune pour mesurer le temps » [6:96].

Mesure le temps. Planifie-le. Organise-toi. Régis ton quotidien. Distribue ton temps judicieusement. Consacre-toi à ton travail. Offre une bonne partie de ton temps à ta famille. Mais occupe-toi de toi également. Ton corps a besoin de ton attention et de ta considération. Donne-lui le temps de vivre. Quant à ton âme, elle a urgemment besoin de prières. N’importe quand, tout le temps, à des heures particulières. Quand Ibn Mas’oud demanda au Saint Prophète (pssl) quelle est l’œuvre la plus méritoire, il répondit : « La prière à ses heures ». Tout pense à Lui sans cesse. « N’as-tu pas vu que c’est devant Allah que se prosternent tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui sont sur la terre: le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux, ainsi que beaucoup de gens ?» [22:18]. Penses-tu à Lui constamment ?

« Par le Temps ! L’homme est, certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité, et s’enjoignent mutuellement l’endurance » [103:1-3]. Le temps, c’est aussi de la patience. Il faut savoir attendre. Le temps est une thérapie. Il apaise, adoucit, guérit. Il efface bien des maux. Il fait pardonner aussi. Si tu sais attendre, si tu t’accroches à la vérité, si tu nourris ta foi, il mûrira ton succès et te couronnera un jour.

Ne dilapide pas ton existence. Le Messager (pssl) a dit : «Aucun serviteur ne quittera le Rassemblement général avant d’avoir été interrogé sur quatre choses : sur sa vie et comment il l’a épuisée ? Sur sa jeunesse et comment il l’a passée ? Sur son argent et comment il l’a acquis et dépensé ? Sur sa science et comment il l’a utilisée ? [Tirmidhi]. N’oublie surtout jamais que le moment viendra où ton temps s’épuisera. Ta vie s’arrêtera, mais le temps poursuivra sa route. Tu ne pourras pas alors réclamer ta jeunesse, rattraper les moments perdus, corriger tes erreurs. Ce sera trop tard. « Dès que leur terme est échu, ils ne peuvent le retarder ni l’avancer d’une heure » [16:61]. « … jamais Dieu ne donne de sursis à une âme quand son heure est arrivée » [63:11].

_________________
En résumé, celui dont l’oeil intérieur n’est pas ouvert ne perçoit de la religion que l’écorce et l’apparence, non le fond et la réalité. Abû Hâmid al-Ghazâlî.


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Luqman57
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 25 Déc - 21:55

.................


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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mer 24 Jan - 14:09

Citation:
Les secrets du couple

Couple. Deux. Mâle et femelle. « … c’est Lui qui a créé les deux éléments de couple, le mâle et la femelle » [53:45]. Homme et femme. L’amour. Le mariage. L’union, la fusion, l’intimité, la complicité. Etre uni, être un. L’un a besoin de l’autre. L’un est le secret de l’autre. Ce qui se passe entre l’époux et l’épouse, ce qu’ils vivent entre eux doit rester impénétrable, hermétique. L’un c’est l’autre. L’un a des droits sur l’autre. Le Dernier Prophète (pssl) a dit : « Attention! Vous avez sur vos femmes un droit comme elles ont un droit sur vous » [Bokhari].

L’homme surtout doit se souvenir que la femme est un sublime cadeau que Dieu lui a fait. « Et parmi Ses Signes, II a créé pour vous de vous-mêmes des épouses afin que vous trouviez auprès d’elles tranquillité et Il a placé entre vous amour et bonté » [21:30]. La femme vient de l’homme, et l’homme vient de la femme. Le premier devoir de l’homme envers la femme c’est de la respecter. En tout et pour tout. Le Bien-aimé Muhammad (pssl) t’apprend à chercher une qualité en elle pour couvrir le défaut qui t’a déplu. Un vrai homme ne dit jamais quelque chose de mal sur sa propre épouse à une tierce personne. Cache les défauts de ta femme. Ne fais jamais aucune référence à elle s’il t’arrive d’aborder un sujet sur la sexualité. Tu dois au contraire sacraliser son corps et son intimité. Ne la traite jamais vulgairement. D’ailleurs le Saint Prophète (pssl) nous rappelle que « Dieu déteste celui qui est grossier et vulgaire».

La femme doit, elle aussi, blinder l’honneur de son mari. Ne le dénigre pas. Ne révèle à personne ses insuffisances, ou tout défaut d’ordre sexuel qui pourrait le frapper, par exemple. Ne dépeins pas, même à une amie très proche, ses ‘prouesses’ ou son appétit sexuel. Il ne faut jamais que tu fasses part à un autre homme des faiblesses ou incapacités de ton conjoint, il pourrait prendre cela comme une invitation et, subséquemment, chercher à faire irruption dans ta vie. Si cela arrive, les conséquences risquent d’être dramatiques. L’Islam t’invite à protéger le lit de ton mari en son absence. « Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection de Dieu » [4:34]. Le Messager (pssl) affirme que « la femme est gardienne et responsable de la propriété de son époux ». Il a aussi dit : « La vie d’ici-bas est un bienfait. Et le meilleur de ses bienfaits est la femme vertueuse » [Muslim].

Le couple doit réaliser que même s’il faut taire sa sexualité, tout n’est pas permis dans la vie conjugale. Dieu a certes dit aux hommes : « … vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme vous le voulez » [2:223], mais Il a formellement interdit que l’on ait des rapports sexuels en période de menstruation. « C’est un mal. Eloignez-vous donc de vos femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures » [2:222]. La pénétration anale est également défendue. Le Prophète (pssl) qualifie cela de « pédérastie mineure ».

Les secrets d’alcôve ne se partagent guère. Ceux de la maison non plus. Personne ne doit savoir que vous avez eu une dispute ou une bagarre. Les voisins ne doivent pas vous entendre vociférer ou vous donner des coups. Réglez le problème par vous-mêmes dans la mesure du possible. Toute solution arrive par l’accalmie d’abord, la compréhension ensuite, et le dialogue après. Tes problèmes d’argent, un ennui au boulot, ou un conflit avec les enfants, en quoi est-ce que cela regarde les autres ? Alors, pourquoi ce besoin de tout le temps tout raconter à tout le monde ? Il faut savoir se museler. C’est à toi de soutenir celui ou celle que tu aimes, avec qui tu partages ta vie. « … elles sont un vêtement pour vous et vous un vêtement pour elles » [2:187].

Un jour quand la personne que tu aimes te quittera, les secrets connus et vécus ensemble ne seront pas que des souvenirs, ce seront les seuls liens vivants …

_________________
En résumé, celui dont l’oeil intérieur n’est pas ouvert ne perçoit de la religion que l’écorce et l’apparence, non le fond et la réalité. Abû Hâmid al-Ghazâlî.


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trend
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 29 Jan - 14:53

Citation:
Le bon conseiller

Aucun individu ne peut vivre seul, ne croire qu’en lui-même, n’écoute et ne suit que ce qu’il pense. Il va s’égarer. Effectivement, parfois tu te perds, tu es confus, abruti, indécis, abattu. Tu ne sais quoi faire. Tu ne peux pas réfléchir. Pourtant tu n’es pas bête. « … vous qui êtes doués d’intelligence » [10:65]. Mais tu n’as pas confiance en toi-même, en tes capacités. Tu es complexé. Tu préfères te tourner vers quelqu’un qui, tu penses, est plus intelligent, plus expérimenté ou plus mature que toi. Tu veux qu’il t’aide, te conseille, te guide. Est-il véritablement un bon conseiller ?

Attention ! Il y a celui qui est bon et celui qui prétend être bon; l’intelligent et le rusé; le profond et le superficiel; le connaisseur et l’ignorant; l’authentique et l’imposteur. Tourne-toi vers ceux qui « commandent le convenable et interdisent le blâmable » [9:71]. Quelqu’un qui donne les bons conseils, qui ne critique jamais personne. Le Bien-aimé Muhammad (pssl) te dit d’ailleurs que le meilleur musulman est celui « dont les musulmans sont à l'abri de sa langue et de sa main" [Bukhari et Muslim]. Il ne te demandera jamais de faire un mal en secret, de cacher quelque chose, de cacher la vérité à ton mari, ou à ta femme, par exemple. « Allah ne guide pas celui qui est menteur » [10:25]. . “Et n'obéis à aucun grand jureur, méprisable, grand diffamateur, grand colporteur de médisance» [68:10-11].

Ne laisse pas un conseiller te mettre le grappin dessus en manipulant ta naïveté ou ta crédulité. S’il est bon, il va tout faire dans ton intérêt, et non le sien. Autrement, il pourrait t’exploiter financièrement, physiquement, sexuellement, et t’égarer. Dieu te prévient « contre le mal du mauvais conseiller, furtif, qui souffle le mal dans les poitrines des hommes, qu'il (le conseiller) soit un djinn, ou un être humain" [114:4-6].

Quand on te donne un conseil, ne le suis pas aveuglément. Demande-toi s’il contient de la piété; surtout, pense et réfléchis aux conséquences. Cherche à savoir où ça te mènera, si ça va résoudre ton problème, ou t’accabler davantage. Etudie aussi celui qui te conseille. Est-il honnête et crédible? Ta religion reste ton meilleur guide. Le Prophète Muhammad (pssl) t’ouvre la voie de la paix et du bonheur. Suis ses conseils. « Je suis pour vous un conseiller digne de confiance » [7:68].

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dobmorad
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Jeu 1 Fév - 13:40

Salam Aleykoum,

J'aime beaucoup ses articles. Barakallahou fik

Wa Salam Alaykoum
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trend
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mer 21 Fév - 9:55

Salâm `aleykoum,

Citation:
L’HOMME IDEAL

Dieu t’a créé parfait. Tu es devenu imperfection par toi-même. N’empêche que tu peux t’améliorer, devenir meilleur, atteindre l’excellence. Tu peux te prouver idéal comme fils, frère, voisin, ami, collègue, époux. A toi de t’instruire, de te cultiver, de te sublimer. Tout est d’abord une question de foi et de cœur. « Allah vous a fait aimer la foi et l’a embellie dans vos cœurs » [49:7]. Tu dois, en premier lieu, comme l’a dit le Bien-aimé Muhammad (pssl), « croire en Dieu, en ses Anges, Ses Livres, Ses Messagers et au Jour Dernier » {Muslim]. Prie. Accroche-toi au Coran et aux Hadith. Approfondis ta connaissance.

L’Islam est une religion d’hygiène. Le Saint Prophète (pssl) a précisé : « La propreté représente la moitié de la foi » [Muslim]. Nettoie, soigne et parfume ton corps aussi bien que tes vêtements qui doivent être impeccables. Occupe-toi de ta bouche et de tes dents. Un traitement buccal pour une haleine fraîche est vital. Aie les ongles bien coupés. Aie de la prestance. Marche correctement, voire humblement. « … ne foule pas la terre avec arrogance : car Allâh n'aime pas le présomptueux plein de gloriole » [31:18].

Un bon musulman n’est pas réactif, impulsif, irascible, excessif, violent. Il se maîtrise, quelles que soient les circonstances. Il écoute, réfléchit, examine et analyse avant de s’exprimer, avant de conclure. Il doit être rationnel. Il contrôle son verbe. Il ne s’attarde pas sur les ragots. Il ne se mêle pas de ce qui ne le concerne pas. Quand il discute, c’est toujours de la meilleure façon. Le Messager (pssl) nous rappelle que Dieu a dit : « Discute avec eux de la meilleure manière ». Ne palabre pas. C’est tellement détestable que le Prophète (pssl) a garanti « une maison dans les faubourgs du Paradis à celui qui s’abstient de toute polémique même quand il a raison » [Abu Daoud]. « … détourne-toi des insensés » [7:199].

Pour atteindre la splendeur dans le comportement, l’homme doit suivre un plan établi. Il est méthodique, cohérent dans sa pensée et son action. Il ne mélange pas tout, il ne vit pas dans la pagaille. Il planifie, organise, anticipe sur tous les plans : personnel, familial, professionnel. Il a toujours un œil sur le temps. Tout en étant rigoureux, tu peux être un bon vivant, rempli de générosité et de tendresse. Donne sans rien attendre en retour et sans jamais faire de reproches. La vie, c’est aussi le sourire et le rire. L’humour propre n’est pas interdit en Islam. Bien des vérités sont en fait cocasses. Aussi, sois un facilitateur. Quand tu peux simplifier une affaire pourquoi la compliques-tu ? Il est tellement facile d’adoucir et d’être doux. Selon Aïcha (r a), Le Prophète (pssl) a dit : « Allah est Doux et Il aime la douceur en toute chose » [Bukhari et Muslim].

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Oumm Aymen
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mer 21 Fév - 12:09

Salam Trend...

Et merci pour les magnifiques textes publiés dans ce fil...
C'est court, mais beau et très lourd de sens.
Qui est Reza Isaack? Je ne le connaissais pas...

Bonne continuation!

Salam Alaikom!
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inji
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Jeu 22 Fév - 12:32

Salaam

Je me permets d'ajouter un ancien texte d'Issack. C'est le genre de rappels qui tombe souvent au bon moment pour beaucoup, wa lIllâhi l-hamdou koullouh (et les louanges reviennent à Dieu exclusivement)


Citation:

LE BIEN DU MAL


Une contrariété. Un problème. Une difficulté. Une mauvaise nouvelle. Une insulte. Une claque. Une humiliation. Blessure physique ou morale. Une rupture. Une perte. Un drame. Une tragédie. Un égarement. Une séparation. Un handicap. Une maladie. Une dette. La guerre. La famine. La sècheresse. La récession. Le chômage. Tout pour te décourager, te démoraliser, te déprimer. Tu te sens faible, seul, abandonné, avec une montagne sur la tête. Tu ne sais plus quoi faire, que faire, comment faire. Quelle solution? Où chercher secours? Où te réfugier? Tu es accablé. Tu craques. Alors tu pleures en silence ou ouvertement. Car tu juges la vie difficile, voire cruelle. Tu penses que le destin s’acharne contre toi. Tu es malheureux. Non, arrête! Cesse de penser ainsi. Essuie tes larmes. Réveille-toi. Lève-toi. Debout. La solution c’est la résolution. Tu dois te battre et tu vas te battre. Une défaite de plus, une défaite de moins, quelle différence? Garde l’espoir même si tu te trouves dans l’épicentre du désespoir. Dans l’obscurité, une étincelle pourrait être ta lumière. Allah Lui-même te dit : «A côté de la difficulté, certes, une facilité»
(94:5)

Dans la plus douloureuse ou horrible des difficultés il y a certainement un bien. Un mal qui t’atteint peut être en réalité une faveur divine. Un signe, une leçon, un rappel. L’occasion pour toi de te réveiller, de prendre conscience, de te reprendre. Ton mal est ton éducateur. Il peut changer ta façon de penser, changer ton regard, changer ton attitude. Il te rappelle ta faute, ton erreur, tes défauts, ta faiblesse. Un mal est parfois une grande leçon d’humilité. La sagesse naît du malheur qui te dévore. Le mal t’apprend à mieux gérer, à t’assouplir, à mieux aimer, à mieux être. Plus important encore, on a besoin souvent d’un mal, d’un malheur pour se rapprocher de Dieu. Donc, ne sois pas défaitiste, pessimiste, fataliste. Ne te diminue pas à tes propres yeux parce que tu as un problème qui te mine, qui te ruine. En vérité, «Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité»
(2:286)

Le Bien-aimé Muhammad (pssl) a dit : «Oeuvrez, car toute chose a été rendue facile selon le but pour lequel elle a été créée»

«Nul malheur n’atteint la terre ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un Livre avant que Nous ne l’ayons créé; et cela est certes facile à Allah afin que vous ne vous tourmentiez pas au sujet de ce qui vous a échappé, ni exultiez pour ce qu’Il vous a donné»
(57:22-23)

Regarde dans le miroir du mal pour mieux te voir. Découvre tes défauts de caractère, ta paresse, ton insouciance, ton incurie, ton égoïsme, tes vices, ces aspects abjects de ton être que tu refuses de regarder en face. Analyse le mal que tu es et tu te rééduqueras, tu changeras bien des choses en toi. Sois réaliste devant la réalité. Raisonne-toi. Reconnais ton impuissance et tes limites. Accepte. Il y a des situations qui te surpassent qui sont au-delà de tes forces.
Cherche le bien en toute circonstance, en toute chose. Quand tu es malade pense à la santé, et quand tu es en bonne santé pense à la maladie. Quand tu as faim pense à la valeur des aliments, et quand tu manges pense aux affamés. Quand tu as besoin d’argent pense à la nécessité de travailler, de planifier et budgétiser ta vie, à ne pas jouer pour de l’argent, à ne pas gaspiller; et quand tu as de l’argent pense aux pauvres.

Selon Abou Yahya Souhaib, le Saint Prophète (pssl) a dit: «Je m’étonne du cas du croyant, car sa destinée ne lui apporte que du bien, et nul autre que lui n’a cette spécificité. Si un bonheur l’atteint, il remercie Allah et ceci est un bien pour lui; et lorsqu’un malheur le frappe, il se montre constant et cela est un bien pour lui»
(Muslim)

Reza Issack
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inji
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Jeu 1 Mar - 10:13

Salaam

Citation:


LA DOUCEUR


L’Islam, c’est la culture du sublime. Etre musulman, c’est avoir de bonnes manières. Ta religion est belle, tu ne peux pas être laid. Dieu n’aime pas la vulgarité et la brutalité. Comment alors peux-tu être vulgaire et brutal ? Tu dois avoir un comportement noble, et tu dois parler avec respect. Celui qui élève la voix, hurle, vocifère, injurie et agresse, fait-il honneur à sa communauté ? Est-il un bon musulman ? Selon Abu Hurayra, le Messager ( saws ) a dit : « Ne méprise aucune bonne action ne serait-ce que le fait de rencontrer ton frère avec un visage détendu » [Muslim]. Il a aussi dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier, qu’il dise une bonne chose ou se taise » [Boukhari et Muslim]. « La parole gentille est déjà une aumône ». Le Coran t’enseigne la vie, le Bien-aimé Prophète ne t’inculque que l’excellence. Le savoir-vivre et le savoir-faire sont si essentiels en Islam. Alors pourquoi ces propos outrageants, ce comportement de malotru, ce sans-gêne, ce visage crispé, ce regard venimeux ? Est-il difficile de faire un sourire ?

La douceur est une vertu qui renferme d’autres vertus. Elle est avant tout l’humilité. Le respect aussi. La gentillesse. Tu es poli, calme, maître de toi-même et, peut-être, de l’autre aussi. Tu apaises, tu dulcifies et, parfois, tu désamorces une bombe, évitant ainsi des dégâts irréversibles. Traite ton épouse avec tendresse. Ne la brusque pas. Quand tu t’adresses à ton époux, sois, toi aussi, affectueuse. La douceur conjugale, c’est de l’amour. Même quand ça ne va pas, il faut avoir une attitude digne. Même s’il faut divorcer, par exemple, que ce soit « la libération avec gentillesse » [2:220], te dit Dieu. Les cajoleries du couple ont un effet salutaire sur les enfants.

Comment t’adresses-tu à tes parents ? Réalises-tu ce qu’ils ont fait pour toi ? Penses-tu à leurs sacrifices, à leur douleur, aux difficultés qu’ils ont connues ou vécues à cause de toi ? Les traites-tu bien ? « Et Nous avons enjoint à l’homme de bien traiter ses père et mère »[29:8]. « … marquez de la bonté envers les père et mère : si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point : ‘Fi !’ et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses, et par miséricorde ; abaisse pour eux l’aile de la tendresse comme ils m’ont élevé tout petit »[17:23-24]. Celui qui dit un mot de mal à ou de ses parents mérite-t-il le Paradis ? Le Saint Prophète n’a-t-il pas dit : « le Paradis se trouve aux pieds des mères » ?

Tu dois être gentil avec tout le monde. « Agissez avec bonté envers vos père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain » [4:36]. Abdullah Ibn Umar rapporte ces propos du Bien-aimé Prophète : « Le meilleur auprès d'Allah est celui qui est le plus gentil avec ses voisins » [Tirmidhi]. Ne traite pas avec dédain celui qui te doit de l’argent. Abou Qatada rapporte que le Prophète a dit : « Celui qui serait heureux de voir Allah le sauver des afflictions du Jour de la Résurrection, qu’il laisse un répit à un homme dans la gêne pour le paiement de ce qu’il doit ou qu’il le décharge d’une partie de sa dette » [Muslim]. Quand son épouse était sur un chameau rétif, le Prophète lui dit : « Avec douceur, ô Aïcha ! » Etends ta bonté même envers les animaux.

« Les esclaves du Très-Miséricordieux sont ceux qui marchent sur terre avec douceur et humilité et qui, lorsque les insensés leur adressent la parole, disent : ‘Salut !’ » [25:63].


Reza Issack
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Jeu 1 Mar - 11:35

Salâm `aleykoum,

Citation:
Assez!

Tu laisses aller. Tu te laisses aller. Tu n’arrêtes pas. Tu ne t’arrêtes pas. Insouciance. Négligence. Inconscience. Domine-toi au lieu d’être dominé par toi. Freine. Stoppe. Secoue ta vie. Regarde-toi un moment. Reconnais tes erreurs et excès. Rectifie. Modifie. Corrige. Dis assez maintenant, assez! Débarrasse-toi de tout ce qui te bloque, t’attriste, te peine. Déverrouille ton mental. Simplifie tes problèmes. Facilite tout. Quand tu peux, tu peux. Quand tu ne peux pas, tu ne peux pas. C’est comme ça. N’entre pas dans l’impénétrable. Ne pratique pas l’impraticable. Ne déchiffre pas l’indéchiffrable. Ne pense pas à l’impensable. Ne complique rien. Sois fluide. Sois simple. Vis ta nature. «Exige ce qui est aisément supportable» (7:199). Cesse donc avec tout ce qui est superflu et superficiel. Tu vivras bien.

D’abord, cesse de te plaindre. Ne pleurniche pas. Ne lamente pas. Agis ou subis. Lève-toi et bouscule ton destin. Si t’es impuissant face à une situation, attends. «[b]Soyez patients[/b]» (3:200). En gémissant ou grommelant, tu ne résouds rien. Ton problème reste entier. Alors, tais-toi! Une grande source de bien des maux c’est ta langue. Dis mais ne médis pas. Comme l’a enseigné le Bien-aimé Prophète (pssl), «ouvre ta bouche pour dire de belles choses». Assez des ragots! Arrête de reprocher, blâmer, semoncer. Avec tes complices ou, souvent, au téléphone, tu fais des remarques déshonorantes sur tes semblables. «Les concertations à voix basse ne sont que l’œuvre du Diable» (58:10). Tu critiques, tu ridiculises, tu humilies les autres. «Malheur à tout moqueur et médisant invétéré!» (104:1). Tu n’as toujours pas compris que pour être respecté et aimé il faut spiritualiser sa langue? Fais de ta langue un organe de vérité, un véhicule du bien. N’utilise jamais le Coran ou le Nom de Dieu pour mentir et trahir. Deux des marques de l’hypocrisie chez l’humain, selon le Prophète Muhammad (pss), sont: «Quand il parle il ment» et «quand il promet il manque à sa parole».

Assez d’injustice. Sois impartial. Un seul poids, une seule mesure. Aucune préférence. Vis-à-vis du riche comme du pauvre, du maître comme du subalterne, des voisins, de tes enfants… bref, de tout le monde. C’est dans ton intérêt même, car, selon Abu Moussa, le Messager (pssl) a dit: «Dieu allonge la corde à l’injustice mais, quand Il le frappe, Son châtiment, Il ne le rate pas». En fait, «Son châtiment est bien douloureux» (2:102). Aussi, assez de tyrannie envers les femmes. Ne les frappe plus. «Vivez avec elle avec gentillesse» (4:19). Le Saint Prophète nous exhorte: «Faites de bonnes recommandations en faveur des femmes».

Prends des décisions. Dis: Assez! Assez au chaos à la maison et au travail. Assez à la paresse. Assez à l’avarice. Assez au gaspillage. Assez à la colère. Assez à la haine et à la rancune. Apprends à embellir ta vie et celle de l’autre. Efface, oublie. Pardonne. «Pardonne de la belle manière» (15:85). Dis assez à tout ce qui t’es nuisible: la cigarette, la drogue, l’alcool, la prostitution, l’excès de tout… Assez à l’irréligion, à l’absence de Dieu dans ton quotidien. «Evoque le Nom de ton Seigneur et consacre-toi entièrement à Son adoration» (79:8 ).

Tu ne dois pas penser que tu as le temps et qu’un jour tu imploreras le pardon de Dieu et te racheter. N’attends pas d’en avoir assez pour dire assez.

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mar 6 Mar - 10:03

NOTE:
LONGANIMITÉ. n. f. Patience avec laquelle un être puissant et bon endure les fautes, les insultes qu'il pourrait punir.

Citation:
Ces petites choses

Un regard propre, sans arrière-pensée. Un sourire. Une bonne parole. Caresser la tête d’un orphelin, d’un enfant. Prendre affectueusement la main d’une vieille personne, lui donner un tendre baiser sur le front. Ce sont là de petits gestes qui ont une grande importance. Pour être heureux il faut rendre heureux. Tu n’as pas à faire de gros efforts. Tu n’as qu’à être sublime. Simple et naturel. Dicté par ton coeur. Il est tellement facile de vivre agréablement. Le problème c’est ton esprit. S’il s’empoisonne, il t’empoisonne. Une mauvaise pensée, un doute, une conclusion fondée sur un malentendu peut détruire ta vie et celle d’autrui. «Évitez les conjectures (soupçons), certaines conjectures sont un péché» (49:12). Pour être bien dans ton corps sois bien dans ta tête. Sois facile, et non exigeant. «Exige ce qui est aisément supportable» (7:199). «Ne sois pas d’un abord difficile» (2: 18 ).

Un bon musulman n’est pas rancunier. Oublie. Efface. Pardonne. «…voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux» (41:34). Selon Ibn Abbas, le Bien-aimé Muhammad (pssl) a dit: «Il y a deux choses en toi que Dieu aime: le pardon et la longanimité». Montre ta grandeur d’âme, montre ta vraie beauté: pardonne. C’est ainsi que tu te maîtrises et maîtrises les autres.

Aie de bonnes manières. Il est tellement facile de dire merci, de saluer. C’est l’abc même de la politesse. Abou Oumama nous rappelle ces propos du Saint Prophète (pssl): «L’homme le plus digne de l’amour de Dieu est celui qui salue le premier» (Abu Daoud et Tirmidhi). Ne te comporte pas comme si tout était ta propriété. N’entre pas chez qui tu veux, comme tu veux. Apprends à demander la permission et à frapper avant d’entrer. «N’entrez pas dans des maisons autres que les vôtres avant de vous annoncer délicatement, ou de saluer leurs habitants» (24:27). Selon Sahi Ibn Sa’d, le Messager (pssl) a dit: «La seule raison qui a nécessité de demander la permission avant d’entrer est le regard». Ne dévisage pas, ne déshabille pas avec ton regard. Sache respecter l’intimité des gens dans l’intimité de ta pensée.

«Prononce le Nom de Dieu avant de manger, mange en te servant de ta main droite», te recommande le Prophète Muhammad (pssl). Est-ce difficile? C’est rien, en fait, mais c’est tout en même temps. Commence tout par le côté droit. «Commencez toujours par les membres droits» (Abou Daoud et Tirmidhi) conseille le Guide (pssl) qui t’interdit aussi de «respirer dans le récipient et de souffler dessus» (Tirmidhi). Dors sur ton côté droit, comme le faisait le Prophète Bien-aimé (pssl) qui mettait sa main sous sa joue et qui, avant de fermer les yeux, priait: «C’est en Ton Nom que je vis et que je meurs». Au réveil, il disait: «Louange à Dieu Qui nous a ressuscités après nous avoir fait mourir, et c’est à Lui que se fait tout retour» (Boukhari). Une pensée pieuse, ce n’est pas difficile.

Qu’est-ce que cela te coûte de rendre visite à un malade, de le réconforter, lui remonter le moral? Est-ce un fardeau? En retour il y a 70, 000 anges qui prient pour toi toute une nuit ou toute une journée. Aussi, affirme le Saint Prophète (pssl), celui qui visite son frère malade «ne cesse de cueillir les fleurs et les fruits du Paradis jusqu’à son retour chez lui» (Muslim).

Petit geste, grande récompense.

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yasmine172
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mar 6 Mar - 13:41

salama alikoum,
TOut cela me rappelle une discussion que j’ai eue récemment , c’est lorsqu’on se trompe complètement d’ennemis et on dirige le combat contre des personnes de sa propre communauté : c'est malheureux à voir! .. ou se laisser emporter par la colère, la rancune, la jalousie ou tout autre sentiment destructeur …il faut pas s’étonner de ne récolter que le mal c’est à dire ce qu’on a semé.
Bref les rappels d’Issack sont bons, à chaque fois que je les lis j'ai ’impression qu’il parle à moi toute seule parce ce que cela me fait penser à des situations de vie vues ou vécues ..
Oui Insulter est un signe de faiblesse ..et faire preuve de retenu est un signe de force de caractère et de noblesse.
Il est vrai qu’on parle trop de l’islam, des valeurs mais sur le terrain de la vie on voit toute autre chose, et un rappel ça fait toujours du bien .
Sinon j’ai commencé la sira de notre prophète écrite par Tariq Ramadan, dans la sira il y a beaucoup de leçons à tirer.
Baraka allahoufik Trend
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mer 7 Mar - 9:53

Salâm `aleykoum / Salut,

Reza Issack a écrit:
Croire

On te parle, on te dit, on te rapporte. Tu entends, tu écoutes, tu crois, tu acceptes, tu propages. Sans vérifier, contre-vérifier, analyser. Tu plantes en toi le germe du doute et, pire, celui de l’ignorance parfois, ou même souvent. Tu ne cherches pas à réfléchir, à savoir, à comprendre, à connaître la vérité avant d’émettre ta propre opinion. C’est bien dommage. Pourtant tu as un cerveau, une intelligence. Dieu te demande, d’ailleurs: «Est-ce que ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, ont-ils la même valeur?» (39:9). Crois uniquement dans ce que tu sais et dans ce qui est établi par ton Créateur et Son Envoyé (pssl). Confirme d’abord, aie la certitude. Autrement le soupçon et la mauvaise pensée te poussent au mal, donc au péché. N’oublie pas que tu es ta pensée. Si elle est satanique, tu l’es aussi. Si elle est sublime, tu l’es aussi.

Crois en Dieu, l’Unique, avant tout. Le Bien-aimé Muhammad (pssl) explique: «La foi consiste à croire en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Sa Rencontre, en Ses Messagers et en la Résurrection» (Bokhari et Mouslim). Ensuite, il est impératif que tu croies en toi, en tes qualités et en tes capacités. Dis-toi toujours que tu peux t’améliorer, tu peux te battre, tu peux réussir. Il y a tellement d’énergie et de trésors en toi. Tu ignores ton potentiel, tes vertus, ta foi. C’est cela le drame. Dépends de toi-même. Compte sur toi-même. Ne sois pas un fardeau pour qui que ce soit. Crois en aujourd’hui, crois en demain, dis-toi qu’il sera meilleur. Sois optimiste. Avance. Ne t’arrête pas. Ne recule pas. Crois en ton courage. Crois en ce bonheur que tu peux atteindre, en ce bien-être que tu peux apporter aux autres, même en un sourire, que le Saint Prophète (pssl) qualifie d’aumône.

Crois en le respect, la gentillesse, la propreté du corps et du cœur, la pureté de l’âme. Un jour, le Messager (pssl) conseilla à Abou Amr Ibn Abdillah, qui lui demandait de le guider: «Dis: ‘J’ai cru en Allah’, puis prend le droit chemin» (Mouslim). Le droit chemin, c’est le bien, c’est la pensée propre. Ne sois pas naïf ou crédule. Ne gobe pas tout ce qu’on te raconte. N’accepte pas tout de go ce qu’on te dit. Avoir confiance en quelqu’un ce n’est pas croire absolument en tout ce qu’il prononce. Il peut être dans l’erreur, comme il peut t’induire volontairement en erreur. Donc, réfléchis. Fais un simple exercice mental avant de conclure, d’accepter.

Par contre, il ne faut pas croire en la colère, source de toute haine. N’accorde aucune importance aux palabres, attaques gratuites, paroles de dénigrement. N’accorde aucune croyance à ce qui peut fragiliser et anéantir ta foi. Ne crois pas, par exemple, en la sorcellerie ou la voyance. Le Saint Prophète (pssl) affirme que «l’interprétation des signes, l’augure et le présage sont des actes de sorcellerie d’idolâtres» (Abu Daoud). Selon Ibn Abbas, le Guide (pssl) a dit: «Celui qui a tiré quelques connaissances de l’astrologie a emprunté l’une des voies de la sorcellerie. Plus il pratique l’astrologie, plus il s’apparente aux sorciers» (Abu Daoud).

Ne crois pas trop en ce bas-monde. N’oscille pas. Le Bien-aimé Prophète (pssl) a dit: «L’homme s’y trouve croyant le matin et mécréant le soir, ou croyant le soir et mécréant le matin. Il vend sa religion pour les biens éphémères de ce bas-monde» (Mouslim). Ne t’accroche pas aux plaisirs du monde au point de ne pas croire au châtiment de l’Enfer. «Et quant à ceux qui auront été pervers, leur refuge sera le Feu; toutes les fois qu’ils voudront en sortir, ils y seront ramenés, et on leur dira: ‘Goûtez au châtiment du Feu auquel vous refusiez de croire» (32:20).

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Jeu 8 Mar - 11:09

Salâm `aleykoum / Bonjour,

Reza Issack a écrit:
Ecouter

«Et puis Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son esprit. Et Il vous a assigné l’ouïe, les yeux et le cœur. Que vous êtes peu reconnaissants» (72:9). Dès ta naissance on te fait entendre l’Adhân à l’oreille droite et l’al-Iquâma à l’oreille gauche. Pour te protéger contre tout djinn et tout démon. L’oreille, organe vital, relié au cerveau et enchaîné au cœur. Tu entends, mais sais-tu écouter? Capte. Trie. Fais la différence. Engrange ce qui est bon et évacue ce qui est nocif. Un jour tu auras à rendre des comptes. «L’ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela, en vérité, on sera interrogé» (17:36). Tout en toi témoignera en ta faveur ou contre toi. «… contre eux témoignent leur ouïe, leur vue et leur peau de ce qu’ils ont fait» (41:20).

Tu écoutes mais tu ne t’écoutes pas. Ton corps te parle. Ta conscience t’interroge. Ton cœur se lamente. Il y a une voix en toi. C’est elle qui te trouble, te débalance et te déséquilibre. Elle te rend indécis. Elle te ronge et met ta pensée en lambeaux. Elle consume ta vie, après l’avoir désorientée. Cette voix, quand tu l’écoutes, elle te pousse vers le mal. Tu choisis le mal. C’est Satan qui te parle. Tu écoutes, tu obéis. Quand tu regrettes, il est trop tard. Mais il y a aussi cette autre voix qui illumine ton être, qui épanouit ton âme. Celle du Coran. Ecoute quand on Le lit. «Et quand on récite le Coran, prêtez-lui l’oreille attentivement et observez le silence» (7:204). Les djinns et les Anges écoutent aussi, surtout quand tu pries. Selon Ali Ibn Abi Talib, le Bien-aimé Muhammad (pssl) a dit: «Lorsqu’une personne se lève pour prier, un Ange se place derrière elle pour écouter le Coran et se rapproche… Ainsi il n’est pas un verset qu’elle lit sans qu’il ne soit dans le corps de l’Ange».

Qu’écoutes-tu, toi? Entendons-nous cette voix parfois suppliante du muezzin? Ecoutes-tu la récitation du Coran chez toi ou en voiture? Toutes les musiques du monde ne valent pas un seul verset coranique. Pourquoi coller ton oreille contre la porte pour écouter la conversation des autres ou leurs disputes? Pourquoi mettre l’oreille pour savoir ce qui se passe chez ton voisin? «… et ne vous espionnez pas» (49:12). Pourquoi écouter tout ce qu’on te dit de mal sur quelqu’un? Pourquoi écouter et croire en ce qu’on ne connaît pas? «Ne te laisse pas aller à ce dont tu n’as aucune science» (17:36). N’écoute pas par curiosité, par indiscrétion. Une conversation téléphonique, par exemple. C’est plus que malélevé et sauvage.

Ecoute ce qui est bien, ce qui est propre, ce qui est pur. Ecoute la nature, le chant du ciel, le concert de la pluie, la joie des animaux, la romance des oiseaux, le conciliabule des arbres, la câlinerie des vagues… Tout ce qui rappelle Dieu, en fait. Ecoute un enfant, écoute son innocence. Ecoute la nuit. Ferme tes oreilles aux propos belliqueux ou vulgaires des hommes, aux mensonges de la haine, à la jalousie du diable, aux accusations gratuites de la petitesse, à la méchanceté d’un cœur démoniaque… Tu peux écouter tellement de belles choses au lieu de remplir de laideur tes oreilles. Mets-y de la lumière. Le Saint Prophète (pssl) s’adressait ainsi à Dieu: «Illumine mon cœur, ma vie et mon ouïe». Oui, les oreilles peuvent être inondées de lumière…

Ecouter c’est aussi obéir. Respecte ceux qui te parlent, particulièrement ta mère, ton père, tes profs, tes aînés. Selon Ibn Omar, le Messager (pssl) a dit: «Le musulman est tenu d’écouter et d’obéir dans ce qu’il aime et dans ce qu’il déteste sauf quand on lui ordonne de désobéir à Dieu».

Ecoute tout le temps attentivement celui qui te parle. Porte une attention particulière à ce qu’on dit de toi. Cela t’aidera à t’améliorer.

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 12 Mar - 11:10

Salâm `aleykoum / Bonjour,

Reza Issack a écrit:
L’enfance

L’innocence à l’état pur. Un être virginal, angélique. Aucun mal ne l’habite. Son regard est comme son âme: limpide. C’est le toi du moi. L’être de ton être. Un bonheur de plus. Une faveur divine. Un bébé c’est un souffle de liberté qui t’enchaîne à la vie. Tu deviens plus humain, il t’humanise avant même de te connaître. Il est un droit, tu es un devoir. Il va s’éclore, tu vas l’ouvrir à la vie. Tu vas faire de lui ce qu’il doit être et non ce que toi tu veux qu’il soit. Tu ne peux pas être ton enfant. Ne lui vole pas son enfance. Ne cherche pas à rattraper en lui ce que tu as perdu en toi. Tu fus. Qu’il soit maintenant. Que ton enfance t’enseigne à respecter son enfance. C’est à toi de lui offrir le meilleur de la vie maintenant. «Mettez vous et les vôtres à l’abri du feu» (6:66).

Ne saccage pas une enfance. Au contraire, embellis-la. Pour grandir, pour s’épanouir, l’enfant a besoin d’être protégé, d’être sécurisé. Sois sa forteresse. Mets-le en confiance. Il a besoin de ton attention, de ton affection, de ta tendresse, de ton amour et surtout de ton temps. Tu l’éduques à travers l’exemple que tu es. Ce n’est pas dans la colère et dans la violence qu’on élève un enfant. Ne le frappe pas. La seule fois que tu es autorisé à le frapper (et là encore jamais violemment ou avec force) c’est quand il faut qu’il prie. Selon Abou Thourayya al Jouhanni, le Bien-aimé Muhammad (pssl) a dit: «Enseigne la prière à l’enfant quand il a sept ans et frappe-le à l’âge de dix ans quand il s’en abstient» (Abu Daoud et Tirmidhi).

Donne à ton enfant le temps de vivre, le temps d’être lui-même, le temps d’avoir une enfance. Laisse-le évoluer naturellement. Ne l’arrête pas tout le temps. Ne l’humilie pas mais ne le flatte pas non plus. Responsabilise-le. Apprends-lui les bonnes manières, l’art de vivre. Le Messager (pssl) a dit: «Un père ne peut donner de meilleur présent à son enfant que les bonnes manières». Qu’il mange islamiquement, c’est-à-dire qu’il fasse comme le Prophète (pssl) l’a enseigné: «Mange en prenant le Nom d’Allah» (Boukhari ). Qu’il respecte la nourriture, qu’il n’en fasse aucun commentaire négatif, qu’il ne laisse même pas un grain de riz dans son assiette. Habille ton enfant sans agresser sa pudeur. Apprends-lui à saluer les autres en premier, à toujours demander de la permission avant de prendre quelque chose ou d’entrer chez quelqu’un. Fais de lui une perle de beauté, pieux et patient depuis le début, capable de différencier et choisir entre le bien et le mal. «O mon enfant, accomplis la salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience» (31:17). L’enfance c’est aussi le ton et le respect. «Sois modeste… et baisse ta voix» (31:19).

Ne passe pas ton temps à réprimander l’enfant, à l’interdire. Sois juste envers les petits. «Faites preuve de justice entre vos enfants», recommande le Saint Prophète (pssl) qui vous exhorte aussi: «Faites preuve d’équité entre vos enfants dans les présents que vous leur offrez». D’habitude une enfance malheureuse se tait ou ne se manifeste que par des attitudes rebelles. Cherches-y ta responsabilité, voire ta culpabilité. Offre à chaque enfant le meilleur de son enfance. N’en gâte aucune.

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Jeu 15 Mar - 13:04

Salâm `aleykoum,

Reza Issack a écrit:
Le temps

Chaque seconde qui coule est une goutte de vie. A toi de ne pas l’assassiner. Car le temps est un cadeau que Dieu t’a offert pour que tu t’organises, te planifies, construises et réussisses. L’échec c’est souvent une mauvaise gestion de l’heure. Tu dérègles l’horloge de l’existence. Tu vis partiellement alors que chaque moment doit être savouré pleinement, intensément. Le Bien-aimé Muhammad (pssl) l’a dit: «Deux choses auxquelles nous ne pensons pas suffisamment ce sont la santé et le temps». Le temps qui passe ne revient pas, ne recule pas. Il n’est pas rétroactif. Une minute qui s’envole c’est une minute qui meurt.

Vis dans le temps et laisse le temps vivre en toi. Le temps c’est une mesure. Il te ride. Il t’épanouit avant de te fléchir. Il te donne un début et une fin. «Nous leur donnâmes jouissance de la vie pour un temps» (37:148). Tu es l’éphémère au cœur de l’éternité. Profite de tout ce qui est bon. Il y a un temps pour chaque chose. Pour travailler, pour jouer, pour manger, pour étudier, pour dormir. Occupe-toi 24 heures sur 24. Mais prie tout le temps. Ne t’égare pas dans le labyrinthe de la paresse et du mensonge. «Par le Temps! L’homme est, certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent l’endurance» (103:1-3).

L’âge c’est le temps. Donne de la beauté au temps et le temps embellira ton être. Néglige-le, il te néglige. Le temps oublie ceux qui l’oublient. N’arrête donc jamais. Marche, mais toujours d’un pas mesuré. Cherche la paix dans le temps. «N’est-il pas venu le temps pour ceux qui ont cru de laisser leurs cœurs se remplir d’une sensation de paix et d’humble soumission à la lecture du Livre de rappel de Dieu?…» (57:16).

Le Coran, le Livre qui englobe le temps. Même le temps se prosterne devant Dieu.

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Ven 6 Avr - 11:02

Salaam


Citation:
Rumeurs


N'importe qui peut dire n'importe quoi, n'importe où et à n'importe quel moment. Entendre n'est pas suffisant. Il faut écouter. Le plus important, cependant, c'est de s'écouter, surtout quand il est question de la dignité, de l'honneur d'une personne. N'accepte et ne crois pas tout de suite à ce qu'on te dit. L'intelligent réfléchit, décrypte, et comprend avant de conclure. Le crétin gobe tout sans aucun raisonnement ; le pire, c'est qu'il véhicule l'information en y ajoutant une dose de malfaisance. Il parle sans vérifier quoi que ce soit, sans savoir. « Ne te laisse pas aller à ce dont tu n'as aucune science » [17 :36].

Pense toujours aux conséquences de tes mots, aux effets ravageurs d'un mensonge sur la réputation de quelqu'un. Tu peux facilement empoisonner ou enflammer les esprits, déprimer un homme, anéantir une femme. Tu lâches une phrase qui explose comme une bombe, et puis tu disparais. Tu te fiches des dégâts, irréparables des fois. En une phrase, tu massacres un être humain, une famille, voire une vie. Tu enlèves à une personne son honneur par inconscience, petitesse d'esprit, frustration, jalousie, méchanceté, perversité, cruauté … Tu es nécrophage et tu ne crains pas Dieu ! « Ne médisez pas les uns des autres. Est-ce que l'un de vous aimerait manger la chair du cadavre de son frère ? Cela répugne évidemment. Craignez pieusement Dieu ! » [49 :12].

Toi qui écoutes, pourquoi propages-tu, à ton tour, ce qui est probablement erroné ? Ne sois pas de ceux qui sont trompeurs, hâbleurs, mythomanes. Selon Abu Hurayra, le Bien-aimé Muhammad (pssl) a dit : « Il suffit à l'homme, pour être menteur, de rapporter tout ce qu'il entend » [Muslim]. Cesse de rapporter tout ce que tu entends. Le Prophète a affirmé : « Aucun rapporteur n'entrera au Paradis » [Bokhari et Muslim]. Ne crois pas en ce que tu ne sais pas. Se taire est une vertu. Ne sois donc pas propagateur d'une rumeur faisant probablement partie d'une machination avec un objectif précis. Il y a des gens qui racontent rien que pour attirer l'attention, pour impressionner les autres.

Quiconque colporte de fausses nouvelles sera tourmenté dans sa sépulture. Ibn Abbas raconte qu'un jour le Messager passant près de deux tombes, dit : « Ces deux hommes subissent des tourments… Si ! C'est un péché grave ! L'un d'entre eux colportait de la calomnie ». En diffusant un mensonge, tu sèmes la zizanie, tu ruines des relations, tu te fais destructeur. Il y en a qui dénigrent des femmes, particulièrement des veuves et des divorcées. « Et ceux qui lancent des accusations contre des femmes chastes sans produire par la suite quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet, et n'acceptez plus jamais leur témoignage » [24 :4]. « Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu'ils l'aient mérité, se chargent d'une calomnie et d'un péché évident » [33 :58].

Connais la crédibilité de ton interlocuteur avant de porter foi en ce qu'il dit. Refuse d'être le complice d'un névrosé. Ne laisse personne t'intoxiquer. Rappelle-toi ces propos du Saint Prophète, comme rapportés par Abu Darda : « Celui qui repousse les fausses allégations qui nuisent à la bonne réputation de son frère, Dieu repousse le Feu loin de son visage le Jour de la Résurrection » [Tirmidhi]. Aussi, avant de critiquer quelqu'un, pense à tes imperfections. Tu en as beaucoup. Comme n'importe qui, d'ailleurs, y compris moi …

Reza Issack
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mar 24 Avr - 11:37

Salâm `aleykoum,

Reza Issack a écrit:
Le déclin

Jeunesse aujourd’hui, vieillesse demain. Beauté maintenant, laideur après. La santé suivie de la maladie. La richesse chassée par la pauvreté. La nuit rattrape le jour. Tu n’es à l’abri de rien. Tu es fragile. Une poussière te brise, te pulvérise. Se maintenir c’est se gérer. Le Bien-aimé Muhammad (pssl) a dit: «Le vrai combattant est celui qui livre son combat à sa propre âme» (Tirmidhi). Combats-toi pour être toi, sinon tu risques d’être ton vrai contraire. La réussite devient échec, l’ascension se transforme en chute infernale.

Tout se fragilise avec le temps. La vie s’effeuille, s’effrite, se dénude. Le succès, la réussite, la gloire, tout est éphémère. Tu prends du temps pour grimper, atteindre le sommet. Tu n’as besoin de même pas une seconde pour atteindre l’abîme. Le rêve est irréel, c’est le cauchemar qui est vrai. On monte, on ne descend jamais, on chute. Et c’est toujours lourdement. Gagner, c’est une seconde. Perdre, une éternité. Aujourd’hui tu as le temps. Demain c’est le temps qui t’aura. Trop tard. Aucune chance. C’est fini. Ton cri, tes larmes, rien ne peut te sauver. « … jusqu’à ce que par le châtiment Nous saisissons les plus aisés parmi eux et les voilà qui crient au secours. Ne criez pas aujourd’hui. Nul ne vous protègera» (23:64-65).

Il n’y a pas de déclin pour celui qui est simple, naturel, vrai, réaliste, modeste, honnête, sincère, juste, droit, généreux, doux… La décadence n’accable que l’avare, l’hypocrite, l’ingrat, le jaloux, l’insouciant, l’ostentatoire, l’arrogant, le riche, le tyran, le menteur, l’inhumain. Tu mérites ce qui t’arrive. Cultive ton âme, embellis-la. C’est Dieu Qui «l’a harmonieusement façonnée. Et est perdu celui qui la corrompt» (91:10). Tu es ton architecte. Tu es ta victoire. Tu es ta défaite.

Qu’est-ce une victoire, qu’est-ce un succès sans Dieu? Une ascension accompagnée par Dieu te mène au delà du sommet. Dieu, Souvenir Permanent. Qui prie purifie son cœur et soigne son âme. Un mot du Coran est un bien éternel. Le Saint Prophète (pssl) a dit à Abou Dharr: «Sache qu’aller apprendre un verset du Coran est meilleur pour toi que de prier cent rak’a» (Ibn Maja). «Nous faisons descendre du Coran ce qui est une guérison et une miséricorde» (41:44). Le Messager (pssl) affirme que «celui dont la poitrine ne contient point de Coran est comparable à une maison en ruine» (Tirmidhi).

«L’Ange de la Mort recueillera vos âmes» (32:11). Et si à cet instant-là tu touchais le fond du déclin?

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mer 25 Avr - 13:42

Reza Issack a écrit:
Religieux et irréligieux

Tu es croyant. Et pratiquant. Cela se voit. Tu exhibes ta religiosité. Tu as laissé pousser ta barbe. Tu portes le voile. Tu t’habilles religieusement. Tu pries. Tu assistes à des cérémonies religieuses. Tu as choisi une bonne voie. Tu veux plaire à Dieu. Mais, pour être bon musulman ou bonne musulmane, suffit-il de prier seulement? D’être une apparence? L’Islam, c’est tout un comportement noble. Un savoir-vivre exemplaire. Une pratique de tous les instants. Si tu veux être comme Dieu veut que tu sois, alors mets en pratique les versets du Coran que tu récites et suis les enseignements du Prophète Bien-aimé (pssl). Montre ta noblesse à travers ta piété. « Le plus noble d'entre vous pour Dieu est le plus pieux » [49 :13].

Le religieux ne doit pas avoir une attitude irréligieuse. D’abord, aie un visage propre, lumineux. Le Messager (pssl) avait un regard pur. Pourquoi as-tu, toi qui te présentes comme un être pieux, ce regard frustrant, méchant et nocif ? Le Noble Prophète (pssl) parlait clairement et avec douceur. Toi, le religieux, pourquoi utilises-tu un langage dur, brutal, ordurier et provocateur? As-tu, toi qui prétends être religieux, le droit de critiquer quelqu’un, de dire du mal de lui, de le juger, sans connaître les faits ni la vérité? « Ne dites pas du mal les uns des autres » [49 :12]. « Malheur à tout calomniateur diffamateur » [104 :1]. Pourquoi cette dureté dans le langage? Pourquoi ce côté hautain chez toi, qui affiches un air religieux? Comment expliquer ton arrogance, ta façon dédaigneuse de traiter tes semblables? « Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n'aime pas le présomptueux plein de gloriole » [31:17-18]. Toi qui pries, ne peux-tu pas être comme ton Prophète qui était un homme humble et doux? « Les esclaves du Très-Miséricordieux sont ceux qui marchent sur terre avec douceur et humilité » [25 :63].

L’Envoyé d’Allah (pssl) était calme et patient. Toi qui pries régulièrement, tu es nerveux et pressé. Tu ne veux jamais entendre raison, emporté par ton impatience. Selon Abou Sa'id, le Messager d'Allâh (pssl) a dit : « Nul n'a reçu de don meilleur et plus abondant que celui de la patience » [Boukhari et Mouslim]. Toi qui ne veux rater aucune prière, comment parles-tu à tes employés? Comment traites-tu ton épouse? Comment considères-tu tes voisins? Soigne ta langue! « Parlez avec droiture » [33 :70]. Le Bien-aimé Guide (pssl) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il dise du bien ou qu'il se taise ». Dis-tu tout le temps du bien ?

Tu es religieux? Pourquoi ne dis-tu pas les choses d’une bonne façon? Pourquoi ce regard soupçonneux ou accusateur? Pourquoi toujours cette manière inculte et ce ton sauvage? Quel Islam pratiques-tu? Peut-on être religieux quand on est irréligieux ? Pourquoi prier pour être ensuite le contraire de sa prière?


Une invocation qu'une soeur (Azeleen) avait partage apres la lecture de ce texte:

O Seigneur ... Mets de la Lumière dans mon coeur, et dans mon ouïe de la Lumière, et dans ma vue de la Lumière, et devant moi de la Lumière, et derrière moi de la Lumière, et au-dessus de moi de la Lumière, et en-dessous de moi de la Lumière, et à ma droite de la Lumière, et à ma gauche de la Lumière, et dans mon sang de la Lumière, et dans mes veines de la Lumière, O Seigneur ... fais de moi une Lumière sur Lumière.


Allâhumma salli `alâ Muhammad wa `alâ ’âli Muhammad kamâ sallayta `alâ Ibrâhîm wa `alâ ’âli Ibrâhîm, wa bârikillâhumma `alâ Muhammad wa `alâ ’âli Muhammad kamâ bârakta `alâ Ibrâhîm wa `alâ ’âli Ibrâhîm, fil-`âlamîna innaka hamîdun Majîd"

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En résumé, celui dont l’oeil intérieur n’est pas ouvert ne perçoit de la religion que l’écorce et l’apparence, non le fond et la réalité. Abû Hâmid al-Ghazâlî.
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 30 Avr - 13:40

Reza Issack a écrit:
Savoir dire non

Tu es un et seul. Indépendant. Dissocié de tout. Esclave de personne. Tu as un être. Ne l’enchaîne pas. Ne l’accable pas. Sois toi. Assume-toi. Sache réfléchir, faire la différence. Sache qui écouter, à qui obéir. A qui et à quoi dire oui. Et, surtout, quand dire non. Un non ferme, catégorique, irréversible, qui suscite le respect, qui cisèle ta personnalité. Savoir dire non est un acte de courage, c’est la capacité d’être ce qu’il faut être. Par contre, avoir peur de dire non c’est avoir un caractère mollasse, de la couardise, de la pusillanimité. Si tu as toujours eu peur de dire non à quelqu’un, ou à tout le monde, à partir de maintenant, change-toi. Prends une décision. Aie désormais une autre attitude. Selon Abu Hurayra, le Bien-aimé Muhammad (pssl) recommande, d’ailleurs: «…rectifiez continuellement votre conduite». Facilite toi-même ta vie, ne complique pas ton existence. Si Dieu te choisit l’aisance, pourquoi, de par ton incapacité de répondre non, devras-tu être malheureux? «Dieu vous veut l’aisance et la facilité» (2:185).

Quand, par peur ou complexe d’infériorité, tu dis oui à tout ce qu’on te demande, au fait, tu te rends, au fond, misérable. Tu prends des engagements qui te poussent à aller au-delà de tes limites. Alors tu te stresses et tu t’épuises. Tu vis aussi dans une crainte, injustifiée somme toute. Tu deviens esclave de ta lâcheté. Tu subis une violence silencieuse qui indubitablement atrophie ton quotidien et perturbe ton sommeil. Tu es diminué, réduit à rien. Lève la tête, regarde l’autre en face, les yeux dans les yeux, et dis-lui poliment mais fermement: «Non». On te conseille, on te fait une requête, mais on ne te dicte pas. En Islam, on n’impose pas. Le Messager (pssl) te dit: «Recherche avec énergie ce qui te fait du bien». Refuse ce qui te dérange, ce qui te trouble, ce qui te fait mal. Simplement, fais ce que tu aimes, et aime ce que tu fais.

Parfois, souvent même, le oui c’est une corvée, un véritable boulet de canon accroché à ta vie. Quand tu ne sais pas refuser, quand tu ne sais pas dire non, on abuse de toi, on t’exploite, on te prend pour un subalterne. Tu n’es là que pour exécuter des ordres. En tant qu’époux, en tant qu’enfant, en tant qu’employé, tu as le droit de dire non, avec du respect, ou même de manière tranchée, dépendant de la situation, comme quand on te demande de faire un mal, quelque chose d’illicite. Tu peux désobéir à tes parents, par exemple, s’ils te commandent de t’engager dans une voie satanique. «Il n’appartient pas au Prophète et aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents» (9:113).

Tu dois apprendre à dire non à toi-même, non aux murmures et suggestions de Satan qui, souvent, prend le dessus sur toi, renverse tes décisions, et te fait céder. Dis non au jeu de hasard, à l’alcool, à la drogue… Il n’est pas facile de résister. Tu es assailli de partout. Mais tu dois parvenir à te dompter. Essaie d’être fort. Le Saint Prophète (pssl) a dit: «Le croyant fort est meilleur et plus aimé de Dieu que le croyant faible» (Muslim).

Dis non aussi à ceux qui passent leur temps à critiquer, à chercher des défauts chez les autres, à se moquer des gens, à les bouffonner, alors qu’ils sont eux-mêmes exécrables. «Que des gens n’en raillent pas d’autres, qui sait s’ils ne sont pas meilleurs qu’eux… Ne dites pas du mal les uns des autres» (49:11).

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 30 Avr - 13:42

Complement de lecture de la chronique precedente:

Citation:
Submergés de travail, ils acceptent un nouveau dossier. Le vêtement qu’ils essayent ne leur va pas, ils l’achètent quand même… Incapables de refuser, ils ont rangé le non parmi leurs tabous. Qui sont ces personnalités “oui oui” ?

L'incapacité à répondre non vient de la tendance à accorder une plus grande importance aux désirs de l’autre qu’aux siens, explique Dominique Fromm, formateur en développement personnel. Liée à une image négative de soi, cette attitude est une façon de se dévaloriser. » On en vient à préférer satisfaire l’autre plutôt que soi, avec toutes les frustrations et colères que cela implique : colère contre soi-même d’avoir accepté une tâche, un projet, une relation non désirée ; colère contre celui qui a su obtenir de nous ce qu’il voulait. « Ces personnes qui ne savent rien refuser restent toujours “à côté d’elles-mêmes”, ce qui, bien évidemment, se révèle être un obstacle à leur épanouissement personnel », poursuit Dominique Fromm.
A cette insatisfaction s’ajoute, paradoxalement, la déconsidération de la part d’autrui. Comment garder confiance en quelqu’un qui répond systématiquement par l’affirmative ? Son oui est-il un vrai oui ou un faux non ?

Rester un enfant obéissant
Refuser, désobéir, dire non ? Parents, enseignants, patrons nous l’ont tour à tour interdit. Comme l’explique le psychiatre et psychanalyste Samuel Lepastier, « celui qui n’ose pas s’imposer face à l’autre par un non est dans une relation infantile à l’autorité. D’ailleurs, ce sont souvent des personnes qui ont gardé une relation de dépendance à l’égard de leurs parents. »

Nourrir un sentiment de toute-puissance
La volonté de ménager l’autre, de ne pas le décevoir semble une raison louable de ne jamais dire non. Mais, comme le remarque Marie Haddou, elle renvoie paradoxalement au souci inconscient de « satisfaire un sentiment intérieur de toute-puissance ». Au bureau, monsieur "Oui Oui" est ce héros omnipotent qui accepte de prendre en charge toujours plus pour prouver aux autres - et à lui-même - qu’il peut tout assumer. Dans le cadre des relations amicales, c’est l’ami sollicité de toute part, toujours disponible et présent pour chacun. Ainsi, le oui donné à tous flatte un ego qui, au fond, se croit unique et irremplaçable

CONSEILS A CELUI QUI NE SAIT PAS DIRE NON :
Le temps de la réponse
L’éducation enseigne l’obéissance et… la réflexion : « Il faut tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. » Se laisser du temps pour répondre permet de reprendre la pleine maîtrise de ses choix et d’éviter de se sentir manipulé par l’autre.

Distinguer parole et sujet parlant
Répondre non, c’est rejeter une proposition, et non celui qui l’énonce. Un non ne peut porter atteinte au regard que l’autre pose sur nous : la réponse ne nous engage que dans la discussion présente et ponctuelle.

Les précautions langagières
Répondre « oui, mais… » impose une condition à l’approbation, « non, mais… » propose une alternative au refus. Et les deux permettent de s’affirmer en tant qu’acteur de la relation.

A LIRE :
“Savoir dire non” de Marie Haddou. A travers des situations variées, la psychologue analyse les mécanismes psychiques à l’œuvre chez ceux ne savent pas refuser. Avec des solutions pratiques (J’ai lu, 2000)

“Dire non, ça s’apprend !” de Dominique Fromm. Conseils et méthodes d’un formateur en développement personnel pour apprendre à s’affirmer par le non (Dangles, 1999).

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 30 Avr - 13:44

Et encore un complement de lecture:

Citation:
Savoir dire "non" en cinq étapes
Les conseils pour vous entraîner à dire non et à respecter vos décisions et engagements. (19/10/2005) Peur de décevoir, crainte de l'autorité, vous évitez la confrontation et avez tendance à ne jamais dire non à votre famille, amis, patron, collègues ou encore clients. Il vous arrive de savoir dire non à certaines personnes dans certaines situations mais pas dans d'autres. Les conséquences d'une telle attitude sont souvent mauvaises pour soi-même, parfois pour les autres, alors que certains auront tendance a en profiter. Les conseils de Sarah Famery, psychothérapeute et consultante en entreprise.

1

Entraînez-vousIl n'existe pas de recette miracle pour apprendre à dire non. Vous pouvez vous entraîner petit à petit sur des choses peu impliquantes ou sans grandes conséquences, des situations faciles où vous éprouverez peu d'anxiété. "En s'entraînant de la sorte, on finit par avoir envie de recommencer, sur des situations de plus en plus impliquantes", note Sarah Famery. Exercez-vous au quotidien, avec votre entourage, suivant ce que vous pouvez ou voulez faire.
2

Visualisez les conséquencesAvant de dire non, essayez de visualiser à la fois les conséquences positives et les conséquences négatives pour vous-même et pour votre interlocuteur. Si vous acceptez de prendre en charge trop de travail, de dossier, d'affaires, vous risquez d'être débordé, de ne plus pouvoir gérer votre temps, de bâcler votre travail... Ce cercle vicieux est susceptible de vous amener à culpabiliser et vous déprécier vous même. Au contraire, si vous gérer votre temps, vous pourrez d'autant plus anticiper sur votre temps professionnel et profiter de votre temps libre personnel.

3

Cherchez pourquoi La difficulté, si vous voulez changer et apprendre à dire non, est de ne pas retomber dans les mêmes travers qu'auparavant et finir par se démotiver. "Notre manière de réagir suivant les situations vient de l'enfance", souligne la consultante. Une enfance influencée et marquée par vos expériences, votre éducation, votre entourage. Il est important de chercher à comprendre pourquoi vous n'arrivez pas à dire non en revisitant votre passé, en y cherchant des pistes, en analysant des expériences vécues, des anecdotes....

4

Argumentez votre réponseAuparavant vous répondiez oui par crainte de déplaire ou de vous confronter à quelqu'un. Il est parfois plus facile de répondre positivement que négativement. Pour dire non il faut pouvoir argumenter sa réponse et expliquer à son interlocuteur pourquoi la réponse est négative, donc identifier les arguments avant de répondre. "Une telle démarche permet à l'interlocuteur de mieux vivre et accepter votre réponse", ajoute Sarah Famery. En effet, chaque personne a sa propre vision des choses et peut ignorer celle des autres ou ne pas la comprendre. Proposer une alternative permet de ne pas clore le sujet et, en quelque sorte, de ne pas déstabiliser votre interlocuteur.

5

Tenez vos engagementsApprendre à dire non, c'est aussi donner de la valeur à la réponse "oui". Répondre par oui ou par non est un engagement, certes plus ou moins important suivant la situation, c'est prendre la responsabilité de faire ou de ne pas faire quelque chose. Les personnes de votre entourage ne pourront qu'apprécier et auront d'autant plus confiance en vous que vous saurez tenir vos engagements, connaîtrez vos limites et respecterez-vous même vos positions et vos idées. "A moyen terme, ne pas assumer ce à quoi vous vous êtes engagé peut être néfaste pour vous-même et de la personne à qui vous n'avez pas su dire non", conclut Sarah Famery.

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 30 Avr - 13:47

a écrit:
Pour les yeux des autres

La compétition. La concurrence. La rivalité. La jalousie. Muettes, mais perceptibles. Tu t’enfles. Tu te gonfles. Tu veux montrer ta supériorité. Tu as plus. Tu es le plus beau, le meilleur. T’es le plus riche, t’as plus de moyens que l’autre, qui est ta voisine, ta belle-sœur, ton propre frère parfois, ton ami aussi. Tu veux qu’on te prenne pour un grand monsieur, pour une grande dame. Tu te surestimes. Tu as une trop haute opinion de toi-même. Tu te donnes une image humble tout en te vantant. Fausse modestie! Tu veux être ce que tu n’es pas. Tu vis pour le superficiel, pour l’apparence. Tu cours après l’argent. «La course aux richesses vous distrait, jusqu’à ce que vous visitiez les tombes» (102:1).

Pourquoi ce besoin d’être pris pour grand, riche, supérieur? Pourquoi cette image excessive de soi? Pourquoi embellir l’extérieur quand l’intérieur est vide et laid? Tu vis pour la marque et non pour l’utilité vraiment. Les griffes sont plus importantes pour toi, et tu le fais savoir. Les autres doivent savoir la marque de ton parfum, celle de ta robe ou de ta chemise, que ta montre est originale, le prix de ta voiture, que tous tes bijoux sont de 24 carats ou que la pierre précieuse qui orne ta bague c’est du diamant. On doit savoir que tu fréquentes les grands magasins et on ne doit jamais te voir dans une de ces foires que fréquentent les petites gens. Tu fais sentir ta différence, ta soi-disant supériorité. Tu es hautain et bien rempli de toi-même. Tu es arrogant. «… ne foule pas la terre avec arrogance, car Allah n’aime pas les présomptueux plein de gloriole» (31:18 ).

Tu veux que les gens voient ce que tu es dans ta tête. Tu extériorises ta pensée à travers ton comportement. Tu veux que les autres te voient comme toi tu te vois. Ou même comme la riche personne que tu n’es pas en réalité. Le Bien-aimé Muhammad (pssl) relate, selon Abu Hurayra: «Alors que quelqu’un marchait dans sa belle parure, très fier de lui-même, les cheveux bien peignés, se pavanant dans sa démarche, voilà que Allah lui ouvrit la terre sous ses pieds, et il ne cesse depuis de descendre au fond de la terre jusqu’au jour de la résurrection» (Muslim et Bukhari).

Tu as le droit de chercher la qualité, de vivre à ta guise ce que Dieu t’a donné comme richesses. Tout ça pour toi, dans ton intérieur. Mais pas d’exhibitionnisme et pas de snobisme en Islam. Le riche doit fréquenter le pauvre; doit être l’ami du pauvre; doit partager avec lui; s’asseoir, manger, plaisanter et jouer avec lui; l’inviter chez lui dans la dignité et non comme un mendiant à qui on offre une assiette de briyani et qu’on oublie aussitôt qu’il est parti. Va chez lui, fréquente-le. Si tu ne le fais pas, c’est que tu as une mentalité pourrie. Ne vis plus pour faire savoir aux autres que tu as un portable sophistiqué et onéreux; un plus gros téléviseur; une plus puissante voiture; un campement au bord de la mer … Le Saint Prophète (pssl) nous conseille: «Hâtez-vous de faire de bonnes actions avant d’en être empêchés par … une richesse qui vous pousse à une arrogance outrancière».

Vivre pour les yeux des autres c’est coûteux. Tu dépenses alors excessivement. Tu vis au-delà de tes moyens. Tu t’endettes. Le drame c’est que tu crains une chute et de tomber bas aux yeux de la société. La meilleure façon de vivre sur terre c’est dans la limite de ce que tu as et de ce que tu es. En toute simplicité, en toute humilité. «Les esclaves du Très Miséricordieux sont ceux qui marchent sur terre avec douceur et humilité» (25:63).

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 30 Avr - 14:55

Desole pour le fourre-tout, mais je ne resiste pas a l'envie de partager ce tres beau et spirituel texte de Tariq Ramadan:
http://www.tariqramadan.com/article.php3?id_article=1068

Tariq Ramadan a écrit:
Longue est la route de cet exil qui mène à soi...
dimanche 29 avril 2007, par Tariq Ramadan

Une femme, un homme

Au cœur de la modernité


A l’observer, à le comprendre, notre monde paraît inaccessible. Les jours passent et confirment la folie des hommes. Emportés, ici, par la technique et le bruit, ils vivent de la vitesse, de l’informatique, de la musique et du cinéma... alourdis, là-bas, par la faim et l’ennui, ils survivent dans l’attente, dans l’espoir, dans le silence... comme au cinéma d’ici. Les temps modernes ont, pour nos mémoires, le souci de l’image. Et l’infinie négligence de la réalité et du sens.

A l’Orient comme à l’Occident, notre époque donne naissance à la plus grande famine jamais constatée sur la terre. La torture des corps fait écho à la souffrance des âmes : les corps et les cœurs ont faim d’humanité. La pauvreté, l’errance, les dictatures, les guerres bafouent chaque jour la dignité de plusieurs milliards de femmes et d’hommes. La solitude, l’individualisme, la misère morale, le manque d’amour rongent l’être de tous ceux que le confort devait contenter. Où est la voie ? Où allons-nous ? Comment être une femme, comment être un homme aujourd’hui ?

Comment, au cœur de cette tourmente, répondre à notre cœur et protéger la spiritualité qui nous fait être ? Comment, sur les ruines de tant de déséquilibres, enfanter l’équilibre et l’harmonie qui apaisent les cœurs ? Comment rester fidèle au pacte de l’origine quand la modernité nous rend si infidèles à notre humanité ? Mémoire du premier matin :

"Quand ton Seigneur tira des reins d’Adam sa descendance et les fit témoigner : ’Ne suis-je pas votre Seigneur ?’ -Ils répondirent : ’Certes, nous en témoignons’ "


Coran 7/172

Ce témoignage, qui vit au plus profond des cœurs, qui nous parle et nous appelle. Notre cœur est notre espoir ; la spiritualité est notre chemin :

"Ce ne sont pas les yeux qui sont aveugles, mais les cœurs, dans les poitrines"


Coran 22/46

Chercher, au fond de soi, la force de voir, de voir vraiment... Etre avec Dieu pour lire ses signes, vivre de son souvenir pour s’emplir d’humilité, donner à la nuit sa lumière et prier à voix haute dans un infini silence :

"Nous allons faire descendre sur toi une parole de grand poids : la prière du début de la nuit laisse une empreinte plus forte et permet une attention plus soutenue ; tu as, dans la journée, de nombreuses occupations. Invoque le nom de ton Seigneur ; consacre-toi à lui de tout ton être. Il est le Seigneur de l’Orient et de l’Occident ; il n’y a de Dieu que lui"


Coran 73/5-9

Donner vie à son cœur est difficile, tellement. Le quotidien du monde nous vole à nous-mêmes. Au point, parfois, de rendre double notre personnalité et de nous déchirer. J’ai ce souvenir, si présent à mes yeux... une image, en Tunisie, en Egypte, en Inde, aux Etats-Unis, en Europe...à l’Orient comme à l’Occident. Vendredi et jours de semaine : le déchirement du monde musulman est là.

La foule. La communauté. La ferveur. L’espoir et les meilleures intentions. Le plus beau jour de la semaine, le jour de tous les symboles. Le sermon, le rappel du sens, les yeux mouillés, les larmes du cœur... Le monde de l’islam vibre : en ce vingt et unième siècle comme au début du septième, Dieu est témoin de cette force de la foi. Vendredi...les mosquées s’épanchent, les rues sont mosquée, la terre est mosquée. La Ummah est là. Le pauvre et le riche, l’informaticien et l’analphabète, témoins du même témoignage, étanchant la même soif.

Samedi, dimanche, lundi et le reste. Cinq heures du matin, midi ou quatre heures... Le sommeil est lourd, les occupations pré-occupent. Tant de silences vendredi, tant de mots les autres jours. Tant de vérité, puis tant de mensonges ; tant d’espoirs, puis tant de plaintes ; tant de volonté, puis tant de paresse. Il y avait la mémoire, il reste l’oubli. Il y avait tant, il reste si peu. Jours de semaine : le quotidien a ses raisons qui ont raison de notre fidélité. Notre époque est une torture. La spiritualité est une épreuve.

Vendredi et jours de semaine. La blessure est profonde. D’aucuns, observant les vanités de ce monde, emprunteront les voies de la mystique... loin du monde, loin des ambitions, loin des conflits. Nourris, à la lumière de la seule Lumière. En Occident, on a même considéré que tel était "le véritable islam", l’ "autre islam" ; celui qui force le respect, quand il est un islam qui agresse les esprits. Il faudrait vivre loin, pour vivre mieux ; délaisser les hommes pour s’approcher de Dieu. Notre époque semble donner raison au sens de cet exil.

Les soufis, par leur contemplation, par leur exil intérieur, par leur éloignement du monde, ont suivi, et suivent encore, l’exemple de Muhammad (BPSL) qui passait des nuits entières en prière, en recueillement, à embellir sa mémoire, à approfondir sa reconnaissance, à parfaire son adoration. Les larmes, nées de la méditation, faisaient apparaître les signes dans l’univers. La présence du sacré :

"Il y a, dans la création des cieux et de la terre, dans la succession des jours et des nuits, des signes pour ceux qui sont doués d’intelligence. Ceux qui se souviennent souvent de Dieu, debout, assis ou couchés et qui méditent sur la création des cieux et de la terre"


Coran 3/190-191

Au cœur de notre quotidien agité, noyé dans les occupations les plus envahissantes, faire un pas en arrière, s’exiler au centre de soi, chercher la force de sa mémoire, aimer et reconnaître, remercier et prier... dans le bruit, chercher le silence et vivre avec force le sens de ces mots :

"Sois sur la terre comme un étranger, ou un passant"[1]

Cette spiritualité est la nôtre, avec ses exigences également, au cœur de notre quotidien. Il s’agit de ne rien nier de notre être, ni notre corps, ni notre esprit, ni cette vie, ni l’au-delà. L’épreuve de la spiritualité est l’épreuve de l’équilibre ; la voie du "juste milieu" est la voie de toutes les difficultés. Certains ne veulent que la vie de ce monde, et ils se perdent :

"Parmi les hommes, il en est qui disent : ’Notre Seigneur, accorde-nous les biens de ce monde’ ; mais ils n’auront aucune part dans la vie future"


D’autres, à la mesure de leur humanité, veulent être ici pour mieux être là-bas :

"Parmi les hommes, il en est qui disent : ’Notre Seigneur ! accorde-nous des biens en ce monde et des biens dans la vie future"


Coran 2/200-201

Vivre au quotidien, travailler, s’engager. Mettre sa foi à l’épreuve de ses actions, de ses colères, de ses déceptions. Etre avec Dieu, parmi les hommes et donner à ce que l’on a, le sens de ce que l’on est :

"Recherche, au moyen des biens que Dieu t’a accordés, la demeure dernière. Ne néglige pas ta part de la vie de ce monde. Sois bon comme Dieu est bon pour toi. Ne recherche pas la corruption sur la terre. Dieu n’aime pas ceux qui sèment la corruption"


Coran 28/77

Etre de tout son être dans cette vie et porter le témoignage de sa foi par l’action de justice et de bonté. Ne rien refuser de ce que l’on est pour être de tout son être. Devant Dieu, pour les hommes :

"Le meilleur des hommes est celui qui est le plus utile aux hommes"[2]

Pourtant, notre époque nous met au défi.La société du divertissement et de la consommation à outrance, l’individualisme généralisé coexistent avec le dénuement le plus extrême, la misère la plus totale. Devant ces fatalités, où est le sens ? Emplis du souvenir de Dieu, à quelle source, au cœur de cette modernité, pourrons-nous étancher notre soif ?

Chacun connaît les détours de cette vie qui tue quelque chose en nous : assis devant les écrans de télévision, assommés par des torrents d’informations, paralysés par l’ampleur des fractures. Dire Dieu, et vivre sans vie. Perdre son esprit parce que l’on perd son cœur. Jour après jour.

On aimerait pourtant tellement savoir être un homme, pouvoir être une femme. Devant Dieu, dans le miroir de sa conscience, dans le regard de ceux qui nous entourent. On souhaiterait tellement trouver la force d’embellir ses pensées, de purifier son cœur. Vivre dans la sérénité, cheminer dans la transparence. C’est l’espoir de tous, c’est l’attente de chacun : la paume des mains orientées vers le ciel, patiemment. Au cœur de la modernité.

Un homme, une femme. Etre, simplement ; être bon et faire le bien. Quel homme n’a-t-il pas espéré être pour sa compagne l’horizon de ses attentes ; marcher sur la même rive et, de tendresse et de pardon, faire de leur union un signe : un couple qui soit à l’humanité ce que le soleil est à la nature. Chaleur et signe de la création. Quelle femme n’a-t-elle pas voulu, de cette même volonté, être pour l’époux l’énergie du chemin. Au cœur de la modernité.

Quelle mère, quel père, quels parents n’ont-ils pas espéré pour leur enfant l’espace le plus harmonieux, la famille la plus unie, la force intérieure la plus libératrice. Qui n’a-t-il jamais espéré voir dans les yeux de son fils ou de sa fille, au fond de leur cœur, l’étincelle qui dit la reconnaissance et la conviction qui fait la foi ? Quel fils, quelle fille n’ont-ils pas désiré vivre entre deux êtres portés par leur amour, nourris par leurs valeurs, forts de leur cohérence. Au cœur de la modernité.

Des choses si simples dans une époque si troublée. Etre bon, et faire le bien. Devant Dieu. C’est le sens de cet appel, scandé plus de dix-sept fois par jour, hier comme aujourd’hui, au cœur de la modernité :

"Guide-nous (ô Dieu) sur la voie de la droiture"


Coran 1/6

Cheminer sur la voie droite, la voie du juste milieu, se souvenir de Dieu et garder en son cœur le sens des valeurs et des finalités. Cheminer, cheminer toujours, malgré les écueils et les adversités, malgré les injustices et les horreurs, espérer en Dieu pour ne pas désespérer des hommes et des événements. Cheminer, cheminer encore, essayer d’être un homme, essayer d’être une femme, simplement. Dans la transparence, dans la clarté, accepter ses faiblesses et son humanité, au cœur du pardon trouver la force de son humilité. Etre humble, pour être, au cœur de la modernité. Et la mémoire, et le rappel :

"Souviens-toi de ton Seigneur, en toi-même, à mi-voix, avec humilité, avec crainte, le matin et le soir. Ne sois pas au nombre de ceux qui sont négligents. Ceux qui demeurent auprès de ton Seigneur ne se considèrent pas trop grands pour l’adorer. Ils le glorifient et ils se prosternent devant lui"


Coran 7/205-206

Face à tous les individualismes inhumains, face à tous les réflexes de consommation, face à toutes les illusions télévisuelles ou cinématographiques, face à toutes les négligences... en refusant toutes les injustices, en s’opposant à toutes les exploitations, en luttant contre toutes les misères... dire, et affirmer avec détermination, la force de cette humilité et de cette confiance en Dieu. Infiniment. Dans l’action, chercher la route ; avec la patience s’armer de lumière. Dans la fraternité des hommes contre la société des individus, dans l’union des libertés contre l’égoïsme des indépendances. La voie droite, au cœur de la modernité : notre spiritualité, en notre cœur, est au cœur de la vie.

Refuser la négligence. Et entendre, entendre du plus profond des âges, entendre et écouter, la voix de l’ancien esclave Bilal appelant le fidèle à sa fidélité, par jour cinq fois, et pour l’éternité. Chercher, dans l’écho de cette voix, au rythme des prières... chercher et trouver la direction, la voie. Au cœur de la modernité.

[1] Hadîth rapporté par Bukhârî

[2] Hadîth (hassan) rapporté par al Qadâ’î et a’ Dâraqutnî

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En résumé, celui dont l’oeil intérieur n’est pas ouvert ne perçoit de la religion que l’écorce et l’apparence, non le fond et la réalité. Abû Hâmid al-Ghazâlî.
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yasmine172
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 30 Avr - 15:04

salam
je ne résiste pas à l'envie de faire partager avec vous ces hadiths

Aicha, la mère des croyants, rapporte ceci "il n y avait rien de plus détestable à l'Envoyé de dieu-sa-que la manie de mentir. Chaque fois qu'il apprenait qu'un homme avait menti, il le délogeait de son coeur jusqu'à ce qu'on lui rapporte qu'il s'en était repenti"
et un autre beau hadith :

" la nature du fidèle croyant peut s'accoutumer de tous les défauts sauf de la trahison et du mensonge"-on a demandé à l'envoyé de Dieu-sa-"le croyant peut être lache ? il a dit : oui! on lui a demandé : le croyant peut il être avare ? il a dit : oui! on lui a demandé : le croyant peut il être menteur ? il a répndu : Non "
(Malik)
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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mer 2 Mai - 16:37

Reza Issack a écrit:
Pourquoi?

La vie, plus une question qu’une réponse. L’humain, c’est le seul animal qui s’interroge et qui interroge. Il veut comprendre, savoir, connaître les raisons de la raison. Il a des questions sur tout et sur tous. Outre d’être curieux, il cherche à équilibrer son mental et à mentaliser son équilibre. Sa force c’est sa tête. Vivre, en fait, c’est la pensée. Tu es ce que tu penses. Tu deviens ton esprit. Pourquoi? Pourquoi naître? Pourquoi être? Pourquoi les planètes, le cosmos, l’infini? Pourquoi ce monde? Pourquoi les calamités? Pourquoi souffrir? Pourquoi vivre? Pourquoi mourir? Pourquoi le Paradis? Pourquoi l’Enfer? Tu ne sais pas, tu ne peux pas savoir. Trop de questions, très peu de réponses. L’intelligence interroge, à l’intelligence de répondre. Exerce tes facultés. Pose-toi des questions bêtes peut-être mais trouve des réponses intelligentes. «Ceux qui savent et ceux qui ne savent pas sont-ils égaux?» (39:9).

Pourquoi mentir? Pourquoi trahir? Pourquoi tromper? Pourquoi cocufier? Pourquoi la pauvreté? Pourquoi le sida? Pourquoi la drogue? Pourquoi blesser? Pourquoi humilier? Pourquoi souffrir? Pourquoi faire souffrir? Pourquoi les larmes? Pourquoi le rire? Pourquoi toi? Pourquoi moi? Tu as des problèmes, tu as des difficultés. Pourquoi ne réussis-tu pas? «Faites le bien, peut-être réussirez-vous» (22:77). Aide. Le Bien-aimé Muhammad (pssl) t’apprend: «Dieu vient en aide à un serviteur tant que celui-ci vient en aide à son frère» (Muslim). Pourquoi ta femme est-elle malheureuse? Pourquoi la frappes-tu? «Comportez-vous envers elle de manière bienveillante» (4:19). Le Saint Prophète (pssl) a dit que «le meilleur parmi vous est celui qui est le meilleur envers son épouse». Mais toi, femme, pourquoi ne deviens-tu pas, toi aussi, la meilleure? Le Messager (pssl) affirme que «le meilleur des biens de ce monde est une femme pieuse» (Muslim). Pourquoi ne peux-tu l’être?

Les palabres, la polémique stérile, la calomnie. Pourquoi tout cela? A quoi mène tout cela? «Ceux qui aiment répandre des calomnies au sujet des croyants auront un châtiment douloureux en ce bas-monde et dans la vie future?» (24:19). Pourquoi la bagarre? Pourquoi la haine? Pourquoi se faire des ennemis alors que «la conciliation est préférable?» (4:128). Pourquoi l’arrogance? Pourquoi la mégalomanie? Pourquoi exhiber sa richesse? Pourquoi démontrer sa puissance? Pourquoi ignorer les pauvres? Pourquoi les maltraiter? Pourquoi abuser de la veuve? Pourquoi marginaliser l’orphelin? «Ne brime pas l’orphelin!» (93:9). Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi tout ça? «Ce monde est maudit, comme tout ce qu’il contient, à l’exception du dhikr d’Allah, de ce qui s’y rapporte…» a dit le Prophète Muhammad (pssl).

Ne sois pas une malédiction dans ce monde maudit. Le dhikr d’Allah. «Dieu veut seulement éloigner de vous toute souillure, ô membres de la Maison du Prophète, et vous purifier entièrement» (33:33). Sois une réponse et non une question, une solution et non un problème, une affirmation et non une interrogation. Il y a une raison pour toute chose. Parfois il est mieux de ne pas savoir pourquoi. C’est. C’est tout.

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mar 8 Mai - 10:45

Une chronique de circonstance apres la victoire de Sarkozy Wink

Reza Issack a écrit:
L’homme perfide

Le Bien-aimé Muhammad (pssl) a dit que «Dieu est Beau et Il aime la beauté». A toi maintenant d’embellir ta pensée, tes paroles et tes actes. Fais de tout une beauté. Fais de l’amour une beauté. Par le respect de l’autre d’abord. La personne que tu aimes attend très peu de toi: un langage vrai, simple et naturel; un regard honnête; un cœur sincère; de la transparence. Cette poignée d’ingrédients suffit pour rassurer, réconforter, apaiser et rendre heureux. Et si tu aimes et crains Dieu, alors là, tu peux frôler, renifler, palper, vivre le bonheur. L’absence de Dieu c’est l’absence de tout. L’amour c’est faire du bien, et non du mal. «Quiconque agit mal fait du tort à lui-même» (4:110).

Une femme est, généralement, vulnérable. Qu’attend-elle de l’amour, de toi? Le respect de sa personne, de son honneur et de ses biens. Tu es là pour la protéger et protéger ses intérêts. Tu dois être sa forteresse. Tu dois lui accorder un soutien moral indéfectible. Elle doit voir en toi un homme de parole, un protecteur, quelqu’un qui ne se cache pas, qui n’a pas peur de dire ce qu’il pense. Un homme qui aime une femme n’est pas un fuyard, un peureux qui se cache, qui se met à l’ombre, qui ne peut pas affronter le regard des autres. Ne trouble pas la femme que tu dis aimer. Ne la manipule pas. Ne l’exploite pas. Ni sexuellement, ni financièrement. N’abuse pas de sa naïveté, de sa crédulité, de sa sensibilité, de son innocence. Ne sois pas un minable égoïste qui ne pense qu’à prendre, prendre et prendre. Donne. Sois généreux. Offre tout, inconditionnellement. Ne te bagarre pas quand tu n’as pas ce que tu veux. Enrichis celle que tu aimes et ne l’appauvris pas. Ne dis aucun mal sur elle, ne la dénigre pas. Ne fais pas du cinéma. N’invente pas des histoires, ne sois pas mythomane ou psychopathe. Ne mens pas, tiens ta parole; respecte tes promesses; n’accable pas, ne fragilise pas et ne détruis pas la femme que tu dis aimer. Ne te fais pas passer pour un saint quand tu es un hypocrite. Abdullah Ibn Amr rapporte que le Saint Prophète (pssl) a dit que les quatre défauts qui rendent hypocrite celui qu’ils entâchent sont: «de tenir des propos mensongers, de trahir ses serments, de manquer à ses promesses et d’être de mauvaise foi au cours des disputes». Ne raconte pas non plus tout ce que tu entends et apprends. Selon Abu Hurayra, le Messager (pssl) a dit: «]Il suffit à l’homme, pour être menteur, de rapporter ce qu’il entend[/color» (Muslim). La meilleure façon de vivre l’amour c’est d’oublier, voire ignorer ce que pensent et disent les autres.

Tu dois inspirer confiance à celle que tu aimes. La femme a besoin de compréhension et de tendresse. De beaucoup de tendresse et d’affection. Ne t’impose pas sur une femme. Elle a plus besoin d’être aimée que d’aimer. Elle a besoin d’attention. Elle a des besoins même. Y penses-tu? La soutiens-tu? L’aides-tu? Ou bien tu attends tout d’elle, tu fais d’elle ton esclave? L’attires-tu contre toi, la prends-tu dans tes bras, pour lui faire entendre le battement de ton cœur, pour étoiler son visage de doux baisers? Pourquoi la bouscules-tu et l’humilies-tu devant les autres? Et toi, femme vénérée, sache plaire à l’homme de ta vie. Suis la voie modèle. «[color=green]Ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent… et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant la venue de l’Islam… Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure… et vous purifier pleinement
» (33: 33-37). Choisis des habits convenables. N’oublie pas que le meilleur des vêtements c’est la pudeur.

Homme, sois homme. Un vrai mâle ne palabre pas et n’a pas recours à toutes sortes de manœuvres viles. «La manœuvre perfide n’enveloppe que ses propres auteurs» (35:45).

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Mar 8 Mai - 10:49

Et un petit dernier pour tous et chacun:

Reza Issack a écrit:
Réfléchir

A la naissance, qu’es-tu? Déposé dans le berceau de la vie, tu es un bonheur. C’est tout. Tu ne fais rien, car tu ne sais rien. Tu es instinct, sourire, pleurs, littéralement pureté. C’est maintenant qu’on va te ciseler l’intellect, qu’on va t’apprendre à être toi. «Et Allah vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir, et vous a donné l’ouïe, les yeux et l’intelligence afin que vous soyez reconnaissants» (16:78 ). On te ‘cultive’, tu grandis, ton esprit prend forme, s’affûte, tu commences à comprendre, à différencier, à intérioriser, à décider. Tout ce que tu deviens passe par ta tête, ton cerveau. L’environnement aidant, tu développes ta faculté de penser. Connaître, apprendre, savoir, c’est s’armer pour mieux vivre sa vie, la gérer. «Sont-ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas?» (39:9).

Vivre, c’est réfléchir, et non se laisser aller. Gère ton esprit pour mieux t’orienter. Fais ce que tu penses et, surtout, pense à ce que tu fais. Aie toujours une pensée virginale. Sois propre dans ta réflexion. Laisse-toi guider par la raison et fais attention à tes sentiments. La haine peut te rendre destructeur. L’amour peut te fragiliser. Rationalise tout. Ne laisse pas corrompre ton intellect, sinon il risque de pourrir. Pense à Dieu avant de penser. Dis ‘Bismillah’. Car, d’un rien, Satan va te corrompre, te détourner du droit chemin, te frapper pour te changer radicalement, pour pervertir ton action et, par ricochet, faire mal aux autres. Safiya Bint Houyay (ra) rapporte cette parole du Bien-aimé Muhammad (pssl): «Le Diable coule dans le corps du fils d’Adam à la manière de son sang. Je crains qu’il ne jette une mauvaise pensée dans vos cœurs».

Une mauvaise pensée, la racine de tout mal. L’œuvre de Satan qui opère en toi. Si, face à cette pourriture de l’enfer, tu ne peux cadenasser ta pensée ou évacuer tes idées sombres, tu deviens son disciple. Tu te fais mal et tu fais mal aux autres. Tu dis n’importe quoi et tu fais n’importe quoi, parce que tu es intellectuellement dépouillé de tout souffle pur. Satan viole ta pensée et la rend excrémentielle quand tu dis du mal d’autrui, mens, inventes, calcules méchamment, accuses les femmes pieuses. Abou Hourayra rapporte que parmi les sept péchés les plus graves, il y a le fait, selon le Saint Prophète (pssl), «de porter de fausses accusations contre les femmes chastes, croyantes et loin de penser aux mauvaises choses dont on veut les accuser» (Bukhari et Muslim). Pense donc à la portée de tes propos, aux problèmes que tu causes aux autres, aux dégâts que tu fais. Une parole ou une action irréfléchie peut avoir des effets irréversibles et irréparables.

Tu dois penser, réfléchir, méditer. Tout le temps. Tu vas mûrir. Tu seras sage. «Il donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c’est un bien immense qui lui est donné» (2:269). Dans le Coran, Dieu parle souvent d’«intelligence». Dans la sourate La Lune au moins cinq fois Il demande: «Y a-t-il quelqu’un pour réfléchir?». Réfléchis-tu la beauté de la terre, la laideur des gens, l’eau, les plantes, les fruits, les fleurs,les couleurs, les catastrophes, l’espace, le temps, la mort? Sur le Coran même? «Voici un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent» (39:28 ).

Réfléchis d’abord. Tu dis, ou agis, après. Et tu verras combien d’épines tu ôteras de ta chair.

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 14 Mai - 12:28

Reza Issack a écrit:
Seul

Seul, ou esseulé? Solitaire, ou isolé? Tout en étant avec les autres, tu es, dans ta tête et dans ton cœur, une vacuité. Le vide c’est toujours cet espace intérieur sans boussole, cette peur de l’inconnu qui te tenaille, cette souffrance muette qui te mortifie. Tu te sens abandonné et tu t’abandonnes. Une simple absence, tu t’écroules. Un seul être te quitte, ta vie bascule dans le néant. La mort t’enlève une personne chère, ton âme pleure, car la séparation est toujours douloureuse. Face à l’agonie de son fils Ibrahim, le Bien-aimé Muhammad (pssl) s’exprima ainsi: «L’œil pleure, le cœur ressent du chagrin… Ta séparation nous remplit certainement de chagrin» (Bukhari).

Il n’est pas facile d’être seul. Tu déprimes. Ta solitude t’écrase, t’étouffe. Tu deviens fou, ou folle. Tu as envie de hurler, de pleurer, de mourir. Vivre sans lui, ou sans elle, est infernal. L’absence est cruelle. Parce que tu n’as pas su chérir sa présence, reconnaître le rayon de soleil qu’il, ou qu’elle, était. Tu as méprisé le temps. Aujourd’hui, c’est le temps qui te méprise. Tu peux néanmoins épouser ta solitude. En faire un trait d’union dans ta communion avec Dieu. Soulage ton âme. Cicatrise ta mémoire. Donne l’ablution à ton cœur. Le Saint Prophète (pssl) a dit: «Dans le corps, il y a un organe. Si cet organe est sain, tout le corps est sain. Si cet organe est malsain, tout le corps est malsain. Cet organe c’est le cœur» (Bukhari et Muslim).

Il faut parfois être seul dans la vie. Le Prophète Muhammad (pssl) allait dans les montagnes entourant la Mecque pour trouver des moments de solitude afin de méditer et réfléchir. Et aussi pour adorer Dieu. Suis son exemple. «Vous avez dans le Messager de Dieu un excellent modèle à suivre» (33:21). Pour être proche de Dieu, il faut s’éloigner de tout. Fais de ta solitude une prosternation.

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MessageSujet: Re: Les courtes chroniques de Reza Issack   Lun 14 Mai - 12:32

Un complement de lecture de la precedent chronique, par Tariq Ramadan:

Citation:
J’étais là, assis dans un coin de ta vie, à observer tes allées et venues, tes chutes douloureuses, tes bonds de joie et d’espérance. J’étais là, assis dans un coin de ta vie, à t’observer vivre comme un petit enfant, pleurer comme un adulte, souffrir comme un être humain...

J’ai vu ta solitude, j’aurais voulu être ton frère. J’aurais voulu tout savoir de toi, te comprendre, t’accompagner, t’écouter, te parler... J’aurais voulu te sentir, te ressentir, te pressentir. J’étais assis dans un coin de ta vie, triste de ta tristesse, impuissant... fort de mon amour. J’aurais voulu être ton frère, j’ai vu ta solitude.

J’étais assis et j’ai vu tes prières, je les ai entendues sans les avoir toujours comprises. Tu ne parlais de toi que par les autres : tu priais les pauvres, les opprimés, les délaissés. Tu les priais autant que tu priais pour eux. J’étais assis dans un coin de ta vie, j’ai vu ta solitude... j’aurais voulu être ton frère.

Un étranger... qui n’aime point ce que les gens aiment et que les hommes finissent par aimer. C’était cet enseignement, bien sûr, et nous t’aimions tellement, et nous étions tant et tant... et ta solitude. J’ai prié pour comprendre, pleuré de ne rien entendre. J’observais tes allées et venues, assis dans un coin de ta vie.

Un passant. Tu as été un passant, un frère, un ami. Je n’ai rien su de tes douleurs, rien de tes joies, rien de tes blessures. Rien de toi. J’étais assis dans un coin de ta vie, j’aurais voulu être ton frère et j’ai rencontré ta solitude... L’histoire m’est revenue de cet ermite qui savait et ne disait rien. Ce compagnon de Moïse qui refusait les questions. Il lui a appris la patience et l’humilité, la question sans la réponse, le couple et la solitude, le doute et la certitude, l’amour et le détachement...

J’étais assis dans un coin de ta vie, je t’observais. J’avais mille questions, tu n’eus qu’une réponse. Je voulais parler, tu disais le silence. Tu étais si près et si loin, je cherchais ton être tu m’as appris le sens. Saint Augustin distinguait deux souffrances, tu m’as appris deux amours. J’ai aimé ne pas savoir t’aimer car j’ai appris à aimer au-delà de cet amour. Personne ne suffit à personne, n’est-ce pas ? ... Dans un coin de ta vie, j’ai observé cet amour.

Tu aimais. Je t’aimais. J’ai observé tes prières, je me suis penché tout près de leurs murmures : Nous Te demandons Ton Amour, l’amour de ceux que Tu aimes, l’action qui nous permette d’atteindre Ton Amour... et tu pleurais et tu souriais. J’étais assis dans un coin de ta vie, j’aurais voulu être ton frère, j’ai vu ta solitude, j’ai aimé ta liberté.

J’ai aimé ta force et je prie pour qu’Il accueille ta fragilité... Personne, jamais, ne suffit à personne. Je suis resté là, assis, dans un coin de ta vie.

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