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 La notion de "miracle" dans le Coran

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Haz
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Nombre de messages : 382
Date d'inscription : 03/10/2006

MessageSujet: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 14:04

Salam alikoum,

Que pensez-vous d'abord de ce terme ? Est-ce une bonne traduction des événements peu ordinaires que l'on retrouve dans le Coran ?

Pour ma part, j'aurai une hypothèse à vous fournir sur le symbolisme de cette notion et surtout sur le rapport entre son usage important dans le Livre et le contexte judéo-chrétien qui permet de bien voir à quel point la croyance aux miracles était perçue comme une réalité vivante des habitants de Palestine et de la région du Croissant Fertile.

Mais j'attends d'abord vos propres sources sur cette question car sans doute, certains d'entre vous ont un bien meilleur niveau de connaissances sur l'utilisation de ce terme.

Que signifie donc le miracle ?

Merci pour la qualité de vos réponses.
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yasmine172
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Date d'inscription : 23/10/2006

MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 15:16

salam
C’est un sujet très intéressant et pas facile à aborder ..
Par contre faut que je fasse des recherches pour trouver un papier d’abed eljabri sur la question que j’ai lu il y a longtemps et qui évoque le Isra et le Miraj (voyage nocturne du prophète à travers les septs cieux ) considéré comme miraculeux, le but était de savoir si ce voyage rompt les lois de la nature ..on peut aussi poser la question d’une façon plus générale.je ne veux pas dire de bêtises mais faut que j'aie le papier sous mes yeux pour en parler ..
Je reviens le weekend incha allah : je serai plus dispo ..
Merci pour ce sujet ..
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karimc
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Date d'inscription : 06/10/2006

MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 18:26

salam alikoum


je n'aime pas les longs copier coller cependant je trouve cet article très intéressant et correspondant parfaitement au sujet je m'excuse de poster de longs copier coller
Meme si la lecture de qq chose de long peut vous sembler fasticieuse elle n'est néammoins pas inutile

Traduit et adapté de l’arabe, Mu`jizat Al-Qur’ân (Le miracle du Coran) de Sheikh Mohammad Mitwallî Ash-Sha`râwî, Kitâb Al-Yawm, 2ème édition, 1981, Le Caire - Egypte. ISBN 977-7327-21-8.

qu'est ce qu'un miracle

Le Coran est la parole de Dieu révélée à son Messager, notre maître, Muhammad - que les salutations de Dieu et Ses bénédictions soient sur lui - et dont la récitation est un acte d’adoration et qui représente un défi pour les hommes, les djinns et les créatures pourvues de libre arbitre. Dieu n’a pas étendu le défi aux anges car ils ne possèdent pas de choix et ne font que ce qu’on leur commande. Ainsi, le Coran défie-t-il toutes les forces bénéficiant de la capacité de choisir et que Dieu a distinguées par l’attribution de la raison, de l’intellect et du choix.

Avant de traiter du miracle du Coran, nous devons préalablement définir ce qu’est un miracle. Le miracle est une entorse aux lois ou aux principes de l’univers dont Dieu rend ses Messagers capables pour témoigner de Sa voie et les appuyer et pour assurer aux hommes qu’ils sont les envoyés de Dieu et qu’ils sont appuyés et soutenus par le ciel. Et quand le ciel donne son appui et son soutien, les lois des hommes deviennent totalement incapables d’agir.

Mais, quand un homme vient et dit qu’il est envoyé de la part de Dieu pour transmettre Son message, devons-nous le croire ? Ou bien avons-nous l’obligation de lui demander de prouver ses dires ? Ainsi est-il nécessaire que chaque Prophète soit accompagné d’un miracle qui prouve l’ authenticité de son message et qu’il est réellement envoyé de la part de Dieu.

Les miracles de Dieu se distinguent des autres prodiges très clairement. D’abord, ils constituent un défi pour le peuple du Messager dans leur domaine d’excellence. Pourquoi ? Parce que les mettre au défi dans un domaine où ils n’excellent pas ne peut être considéré comme un défi. Par exemple, si l’on fait venir le champion du monde en haltérophilie pour défier un homme du commun, il n’y a là aucune base pour le défi. Pourquoi ? Parce que celui que l’on défie n’excelle pas dans le domaine où le défi s’inscrit. En revanche, si l’on fait venir deux champions du monde dans le même domaine, le défi devient clair et il est sensé de dire que l’un des deux est le plus fort.

Si l’on prend un homme qui excelle en médecine, par exemple, et qu’on l’envoie dans un pays où il n’y a aucun médecin, on ne peut pas dire qu’il s’agit là d’un défi puisque ce médecin ne trouvera aucun concurrent de telle sorte qu’il y ait une base pour un défi. En revanche, si l’on envoyait ce même médecin au plus grand centre de médecine dans le monde, là il y aura effectivement un défi pour lui, un défi portant sur l’étendue de sa maîtrise puisque nous l’avons confronté aux plus grands cerveaux de son temps.

Ainsi aboutissons-nous à deux choses. Premièrement, le miracle doit représenter une entorse aux lois des hommes et seul Dieu - Gloire à Lui - Qui a institué ces lois en est capable. Deuxièmement, le miracle de tout Prophète doit s’exercer dans le domaine d’excellence de son peuple afin que le défi soit fort et génial et qu’il soit une preuve de la puissance de Dieu - Exalté soit-Il. Ainsi donc, on ne prendra pas un peuple excellent en médecine que l’on défierait par un miracle d’éloquence [arabe : balâghah], ni un peuple dont l’éloquence est la spécialité que l’on défierait par un miracle en médecine car, dans ce cas de figure, l’impression de miracle ne comporterait pas un défi fort pour l’homme. En effet, le défi doit porter sur un domaine d’excellence du peuple car Dieu ne défie pas des gens dans un domaine où ils n’ont aucune connaissance, ni aucun don, et afin que le défi ait une valeur. Par conséquent, le miracle de tout Prophète a été dans le domaine d’excellence de son peuple.

Il convient de souligner que le miracle ne se limite pas à faire une entorse aux lois ni au seul défi. Non, toutes les conditions du défi doivent être réunies. En d’autres termes, les gens que Dieu entend mettre au défi doivent disposer de tous les moyens nécessaires. Ensuite, Dieu rend ces moyens inopérants et de ce fait, les conséquences attendues n’ont pas lieu. Donnons quelques exemples rapides de ce fait. Le miracle de la délivrance d’Abraham - paix sur lui - et celui de la délivrance de Moïse - paix sur lui. Dans les deux miracles, les moyens étaient réunis puis rendus inopérants.
La délivrance des flammes d’Abraham

Le miracle d’Abraham constitua un défi pour des gens idolâtres qui se prosternaient pour les idoles et les sanctifiaient. Ils voulurent brûler Abraham pour venger leurs divinités et mirent la vengeance en oeuvre d’une façon qui glorifiait leurs idoles et faisait d’Abraham un exemple pour quiconque aurait dans l’idée de les humilier ou les rejeter. Ils emmenèrent Abraham. Puis, devant leurs divinités et sous leur protection allumèrent un feu gigantesque pour le brûler. Le fait de le brûler devant les divinités et sous leur regard visait à faire de la vengeance contre Abraham une vengeance terrifiante bénie par les divinités.

Ils amassèrent le bois et se tinrent devant leurs divinités, la source de leur puissance et allumèrent un feu énorme. Tous les moyens sont donc réunis pour glorifier d’autres divinités que Dieu - Gloire à lui Puis, ils firent venir Abraham... Et là, on se demanderait pourquoi Dieu les a-t-il laissé saisir Abraham et l’emmener au bûcher devant leurs divinités. Il aurait été possible qu’Abraham disparaisse quelque part sans que personne ne puisse le trouver, ce qui aurait sauvé Abraham du bûcher. Mais si cela s’était passé ainsi, ils auraient dit : si nous l’avions attrapé, nous l’aurions brûlé. Ainsi resteraient-ils convaincu de la puissance des fausses divinités qu’ils adoraient et ils penseraient toujours qu’elles sont capables de profiter à celui qui les adore et nuire à celui qui leur nuit, et que si Abraham n’avait pas réussi à s’enfuir, il aurait brûlé et leurs divinités, les idoles, l’auraient anéanti. D’où la nécessité qu’Abraham ne prenne pas la fuite et qu’au contraire ils tombent entre leurs mains afin que le peuple tout entier témoigne de la sottise de leurs croyances et leurs incapacité face à la toute puissance de Dieu.

Il aurait été possible que le feu s’éteigne d’une façon ou d’une autre, comme par exemple une pluie qui tomberait du ciel et éteindrait le feu. Mais ceci n’eut pas lieu non plus pour la même raison. En effet, si le feu s’était éteint, les mécréants auraient dit : nos divinités pouvaient parfaitement brûler Abraham mais il a plu ; s’il n’avait pas plu, nos divinités se seraient vengées en le brûlant.

Non, Abraham ne fuit pas. Le feu ne s’éteignit pas. Au contraire, il s’attisa. Puis, ils y jetèrent Abraham. C’est alors que Dieu - Gloire à Lui - gela les propriétés du feu et il devint fraîcheur et sécurité pour Abraham... Donc, le miracle d’Abraham n’était pas d’échapper au feu. Si telle était la volonté de Dieu, Il les aurait empêché de l’interpeller ou il aurait envoyé une pluie qui éteindrait les flammes. Mais Dieu voulut que le feu reste allumé, violent et brûlant et qu’Abraham soit amené au vu du public et qu’il soit jeté dans le feu. Et là, Dieu suspend les lois physiques du feu. "Nous dîmes au feu : soit fraîcheur et sécurité pour Abraham". La volonté de Dieu neutralise les propriétés du feu devant les idoles qu’Abraham avait fracassées, le feu était allumé, Abraham était dedans, et les idoles qu’ils voulaient venger restaient au vu de tous incapables de faire qu’Abraham soit brûler ou qu’il soit atteint du moindre mal.
La délivrance de Moïse

De même, Dieu inspira à la mère de Moïse de le jeter dans le fleuve afin qu’il soit sauvé. La dernière chose à laquelle un père ou une mère pourrait penser pour sauver son enfant est de le jeter dans l’eau... L’enfant était impuissant, petit, nouveau-né. Le jeter dans l’eau l’exposait à l’attaque d’un oiseau de proie alors qu’il est incapable de se défendre. Une petite vague aurait pu renverser le panier dans lequel il était et il se serait noyé immédiatement car il ne sait pas nager et ne peut rien faire s’il venait à tomber dans l’eau. Et s’il n’était pas tombé dans l’eau, la pluie aurait pu remplir son panier et il serait mort asphyxié ou noyé. Le vent aurait aussi pu renverser son panier et il se serait noyé.

Bref, il y a toutes sortes de dangers dans le fait de jeter Moïse dans le fleuve, tout sauf la possibilité qu’il survive. La raison, la logique et le bon sens suggèrent que si la mère de Moïse voulait le sauver, elle aurait pu tout faire sauf le jeter dans l’eau. Elle aurait pu le cacher dans un endroit lointain ou émigrer avec son fils à l’extérieur de l’Égypte ou le cacher dans un endroit secret dans sa maison que les soldats de Pharaon n’auraient pu trouver. Mais Dieu lui commanda de le jeter dans le fleuve où il avait davantage de chance de périr que de survivre. Il était exposé à la noyade, aux oiseaux de proie, aux vents forts. Dieu fit de tous ces dangers le seul moyen sûr de délivrer Moïse. Pourquoi ? Parce que c’est Dieu qui agit. Et là, les principes de causalités, et le bon sens, sont inopérants et le fait de le jeter devient délivrance, sécurité et quiétude...

Revenons donc aux miracles. Chaque Prophète produit pour son peuple un miracle ayant trait à leur domaine d’excellence. Le peuple de Moïse excellait en sorcellerie alors Moïse vint avec un miracle en sorcellerie et défia son peuple. Les premiers à avoir cru en lui étaient les sorciers eux-mêmes. Pour quelle raison ? Car ce sont eux qui effraient les regards des gens et les ensorcellent. Quand ils virent le miracle de Moïse, ils étaient les plus à même de le comprendre et de se prosterner devant le miracle car ils virent l’énorme différence entre la puissance de Dieu et la puissance des hommes et car ils furent impressionnés par sa manière de faire face à la sorcellerie où ils excellaient avec ce que Dieu lui avait donné : "Les sorciers se prosternèrent précipitamment, ils dirent nous crûmes au Dieu de l’univers, le Dieu de Moïse et Hârûn [Aaron]".

Ainsi les premiers à avoir cru furent ceux qui maîtrisaient le domaine du miracle, ceux-là mêmes que Dieu voulut défier dans leur spécialité. Quand ils mesurèrent la grandeur du défi, ils se prosternèrent précipitamment. Pourquoi ? Car ils possèdent un fragment du savoir terrestre en matière de sorcellerie... "Seuls craignent Dieu les savants parmi Ses serviteurs". Quand ils virent le miracle, ils furent émerveillés et sentirent combien il était imposant et sentirent qu’il venait de Dieu - Gloire à lui Ils oublièrent donc Pharaon et ses promesses, ils oublièrent l’or et l’argent et des honneurs qui les attendaient ici-bas. Ils oublièrent même le châtiment que Pharaon allait leur infliger et qu’il était un tyran. Tout ceci s’évanouit quand ils virent le miracle. Ils se prosternèrent précipitamment alors qu’ils étaient élus par Pharaon pour défier le miracle de Dieu et la religion de Dieu. Ce sont ceux-là mêmes qui se sont prosternés devant cette religion.

Tel est le miracle dans toute sa beauté. On s’en rend compte quand on sait que l’on avait promis aux sorciers les honneurs, le pouvoir et la fortune et qu’ils étaient les associés de Pharaon et prêchaient en sa faveur et qu’ils auraient bénéficié d’une grande influence dans ce bas-monde s’ils avaient triomphé ou s’ils avaient accusé Moïse d’une quelconque accusation répandue par Pharaon et ses soldats. Mais ils étaient dépassés et bouche-bée devant le miracle et ils se prosternèrent aussitôt. Ils délaissèrent toutes les promesses en sus du châtiment de Pharaon quand ils virent l’un des signes de Dieu.

De même, Jésus - que les salutations et les bénédictions de Dieu soient sur lui - fut envoyé à un peuple qui maîtrisait la médecine. Il guérit l’aveugle-né et le lépreux et, de surcroît, il ressuscita les morts par la permission de Dieu. Donc, Jésus défia son peuple dans leur domaine d’excellence et leur apporta ce qui dépassait largement leur science et y ajouta la résurrection des morts par la permission de Dieu. Ainsi, le défi s’inscrivait dans le domaine de compétence de son peuple.

Mohammad - que les salutations et les bénédictions de Dieu soit sur lui - vint alors que les Arabes rivalisaient en éloquence et rhétorique. Il leur apporta un miracle dans leur domaine de spécialité à savoir l’éloquence du Coran qui les mit au défi et les dépassa totalement. Alors ils traitèrent le Prophète de sorcier, puis de fou... Mais nous aborderons le miracle du Coran en détail dans les prochains chapitres sachant que l’aspect miraculeux du Coran n’est pas uniquement linguistique. Il présente de nombreuses facettes tenant au miracle qui constitue un défi pour les hommes et les djinns jusqu’au Jour de la Résurrection Le Coran poursuit ses dons au fil des générations.

Si le miracle est, de manière générale, une entorse aux normes doublée d’un défi sans que personne ne puisse le rejeter, il y a certains miracles qui font une entorse aux normes et qui ne visent pas le défi. Autrement dit, Dieu - Exalté soit-Il - ne défie pas les hommes par ces miracles et ne leur demande pas de produire quelque chose de comparable. Ces miracles ne visent qu’à prouver que la puissance divine dans l’univers qu’Il a créé n’a aucune limite. Ainsi l’homme renonce-t-il à soumettre toutes choses aux principes de causalité. Le croyant au contraire se réfugie auprès de Dieu - Gloire à Lui - pour tout ce qui dépasse ces principes car Dieu est Omnipotent et Impérieux et n’est soumis à aucune limite ni contrainte.
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karimc
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 18:28

la suite


L’omnipotence de Dieu

Le Coran fait état de cet aspect des miracles qui visent à prouver le caractère illimité de la puissance divine dans sourate Maryam (sourate 19). Il aborde pour ce faire une question où les hommes ont l’habitude de faire jouer les liens de causes à effet, à savoir la question de la préservation de l’espèce. En effet, la préservation de l’espèce dépend de la réunion d’un élément masculin avec un élément féminin et résulte en une fertilisation suivie de grossesse. Pour cela, il faut que la masculinité soit entière et que la féminité le soit aussi.

C’est là que Dieu - Exalté soit-Il - intervient pour nous prouver que la puissance divine n’a aucune limite ni contrainte afin que l’homme ne pense pas que la création s’accompagnerait de causes et d’effets qui doivent obligatoirement se réunir. A cet égard, Dieu nous donne quatre éclairage différents sur la question de la création. La préservation de l’espèce ne dépend pas nécessairement de la présence d’un mâle et d’une femelle, non, elle dépend de la volonté du Créateur. C’est pourquoi Dieu créa un homme à partir de rien, sans mâle ni femelle. Il créa aussi à partir d’un homme sans femelle. Puis, il créa à partir d’un mâle et d’une femelle. Et, enfin, il créa à partir d’une femelle sans mâle faisant ainsi le tour de la question.

Explicitons cela un peu. Dieu créa Adam au début de la création sans mâle ni femelle c’est-à-dire qu’Adam n’avait ni père ni mère. Dieu - Gloire à Lui - l’a créé et lui a insufflé de son esprit. Voilà un aspect, celui de la création sans mâle ni femelle. Ensuite, Dieu créa Eve le plus vraisemblablement d’un mâle sans femelle. Puis, Il créa l’humanité entière à partir d’un mâle et d’une femelle. Il restait donc la création à partir d’une femelle sans mâle, ce qui se réalisa avec la conception de Jésus - paix sur lui. Donc, toute l’humanité provient-elle d’un mâle et d’une femelle et Jésus, lui, provient d’une femme qui n’a pas connu d’hommes. D’où la vision de la création sous quatre angles. L’origine de la création ne tient qu’à la volonté de Dieu et il y a prévu la présence de causes qui sont les éléments mâle et femelle. Mais, Dieu - Exalté soit-Il - voulut créer en l’absence des deux éléments. Ce fut le cas avec Adam. Puis il voulut créer à partir d’un homme seulement, il créa alors Eve à partir d’Adam. Puis, de leur présence conjointement il créa l’ensemble de l’humanité et les fit se procréer. Puis de la présence d’une femme sans homme, il créa Jésus, complétant ainsi les quatre facettes de la création.

Cependant, nous devons faire attention à un point très important. La création de l’homme en l’absence d’un mâle et d’une femelle est un miracle totalement soumis à la volonté de Dieu, Exalté soit-Il. La création d’une femelle à partir d’un mâle seulement est également un miracle soumis à la volonté de Dieu - Exalté soit-Il - tout comme la création d’un homme à partir d’une femme sans qu’elle ne connaisse d’hommes. La création d’un homme à partir d’un homme et d’une femme est aussi un miracle que Dieu a voulu soumettre dans ce monde aux principes de causalité. Mais Il ne l’a pas entièrement et uniquement lié à la causalité, il y a inclus une part de volonté divine et dit - Exalté soit-Il : "Et il rend qui Il veut stérile". En définitive, tout le miracle de la création est soumis à la volonté de Dieu - Gloire à Lui - et la présence des deux genres n’implique pas la (pro)création. "A Allâh appartient le royaume des cieux et de la terre. Il crée ce qu’Il veut. Il fait don de filles à qui Il veut, et don de garçons à qui Il veut, ou bien Il donne à la fois garçons et filles ; et Il rend qui Il veut stérile. Il est certes Omniscient et Omnipotent." [verset 42:49-50]

Il n’est donc pas question de la présence des moyens requis mais plutôt de la volonté de Dieu - Exalté soit-Il - que ces moyens opèrent ou non et quand Il veut les rendre inopérants, ils deviennent inopérants et quand Il veut que les effets se produisent en l’absence des causes, Il le fait sans aucune contrainte ni limite pour Sa puissance.
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karimc
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 18:31

Un miracle mais "hors concours"

Le miracle de la création de Jésus - paix sur lui - n’était pas destiné à défier quiconque. Il visait tout simplement à démontrer la puissance illimitée de Dieu et que Dieu fait ce qu’Il veut. Il visait aussi à compléter les différentes facettes de la création : création sans mâle ni femelle, puis à partir d’un mâle et sans femelle, puis à partir d’un mâle et d’une femelle pour ceux que Dieu a choisi de donner une progéniture et enfin d’une femelle sans mâle complétant ainsi toutes les étapes de la création.

Un autre miracle où Dieu ne visait pas à défier les hommes est celui où Moïse a fendu la mer avec son bâton. Lorsque Pharaon et ses soldats ont poursuivi Moïse - paix sur lui - et ses disciples jusqu’à la mer et qu’ils se trouvèrent face à la mer avec les soldats de Pharaon derrière eux, le peuple de Moïse dit : "Nous allons être rejoints". Ceci est une conclusion logique selon les lois et les principes des hommes car les soldats de Pharaon sont non loin derrière et la mer est devant le peuple de Moïse et ils sont donc incapables de poursuivre la fuite. A ce moment, Moïse s’en est remis à Dieu - Exalté soit-Il. Il n’a pas dit : nous allons nous réfugier dans une montagne qui nous mettrait à l’abri de Pharaon et ses soldats. Il n’a pas dit non plus : nous allons prendre un énorme bateau pour fuir Pharaon et ses soldats. Il n’a pas dit nous allons nous en sortir de telle ou telle manière. Non, quand son peuple lui a dit : "Nous allons être noyés", il s’en est remis à Dieu - Exalté soit-Il - et dit avec assurance : "Non, mon Seigneur est avec moi, Il me guidera".[26:62]

Il a ainsi transféré le problème du domaine de l’homme au domaine de Dieu - Gloire à Lui. C’est comme s’il avait échangé la puissance limité de l’homme avec la puissance sans limite ni contrainte de Dieu et qui se concrétise par le mot "Soit" [arabe : kunn]. Et puisqu’il a relégué la puissance qu’il détient à la puissance de Dieu - Exalté soit-Il - le problème rentre dans la logique de "subhâna Allâh" [i.e. Gloire à Dieu] et "laysa kamithlihi shay’un" [i.e. Rien n’est à Sa ressemblance]. En d’autres termes, nul ne devrait s’étonner de ce qui arrive s’il n’est pas conforme à la loi des hommes car l’acteur c’est Dieu - Exalté soit-Il. La délivrance est désormais issue de la puissance de Dieu et non de la puissance des hommes. Dieu - Exalté soit-Il - dit : "‹Frappe la mer de ton bâton›. Alors elle se fendit" [26:63] Or, il est connu que l’eau obéit à la propriété des vases communicants et qu’elle ne peut être haute à un endroit et basse à un autre, sa surface doit au contraire être plane. Donc, quand Moïse frappe la mer, il n’utilise pas les lois terrestres, ni les les propriétés physiques de l’eau, ni la puissance des hommes car il s’en est remis à Dieu - Exalté soit-Il. De ce fait, la puissance et l’acte viennent de Dieu et la mer se fend et Moïse et son peuple sont délivrés.

Tel est le sens du miracle très succinctement. Le miracle est une entorse aux lois de la nature. C’est un défi que personne ne peut relever. Les miracles sont de deux sortes : ceux que Dieu donne à Ses Messagers pour défier leur peuple et prouver qu’ils apportent réellement la guidance et les messages de Dieu, et pour raffermir la foi dans le cœur des gens et leur montrer le droit chemin qui mène à une vie saine à savoir, la législation de Dieu sur terre, et pour que tout le monde sache que ces Messagers sont venus de la part de Dieu avec une voie qu’Il a tracée pour l’homme. Il y a d’autres miracles dans la nature qui ne visent à défier personne et qui sont l’expression de la toute puissance de Dieu par rapport à l’univers et qu’Il est Le Créateur, qu’Il est l’origine des causes et des effets et qu’Il lui suffit de dire "soit" pour que Sa volonté soit faite en l’absence de toute cause et ce tant que l’affaire lui est remise, loin de la puissance des hommes et de leur force.
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karimc
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 18:33

Le miracle du Coran se poursuit

On constate que le miracle du Coran diffère des miracles des Prophètes précédents. Ceux des Prophètes précédents faisaient entorse aux lois de la nature et défiaient leur peuple et démontraient que celui qui les a produit est un Prophète véridique envoyé par Dieu. Mais, il s’agissait de miracles spectaculaires, celui qui y assiste y croit et celui qui ne les a pas vus les considère comme un récit qu’il est susceptible de croire ou non, et s’ils n’étaient pas mentionnés dans le Coran, on aurait pu dire qu’ils n’ont pas eu lieu.

Donc, les miracles spectaculaires, sensoriels, dont témoignait l’homme et les voyait se réaliser n’arrivaient qu’une seule fois. Celui qui y avait assisté y croyait tandis que celui qui n’y avait pas assisté les considérait comme un récit, sachant que ces miracles ne se reproduisent jamais. Il y a un avis qui dit que les miracles des Prophètes peuvent être reproduits avec le progrès de la science. Ceci est complètement faux. Le Miracle demeure un miracle jusqu’au jour de la Résurrection

Certains pourraient dire que nous pouvons atteindre une loi ou réaliser une invention qui fend la mer. Même si ceci se réalisait, le miracle demeure entier et éternel car nul ne pourra fendre la mer avec un bâton sauf Moïse - paix sur lui. Certains disent que Jésus - paix sur lui - a guéri les aveugles-nés et les lépreux et qu’il y a désormais des médicaments pour toutes ou partie de ces maladies. Mais nous répondons que le miracle reste intact et éternel car nul ne peut guérir un malade par un simple toucher ou en le montrant du doigt à l’exception de Jésus - paix sur lui. Certains disent que nous pouvons faire l’aller-retour entre la Mecque et Jérusalem plusieurs fois tous les jours et ce pour remettre en cause le miracle d’al-isrâ’. Nous lui répondons : Jamais un homme ne pourra se transporter dans les airs autrement que par un avion à l’exception de Mohammad - paix sur lui - sans même mentionner l’ascension au septième ciel. Le miracle reste éternel dans son genre et dans sa réalisation de tout temps. Le miracle se base donc sur l’inimitabilité de la façon dont elle s’est réalisée et elle ne peut être atteinte par le savoir que Dieu - Exalté soit-Il - révèle à la connaissance des hommes. Le miracle restera inimitable.

Cela dit, quand on examine les miracles des Prophètes précédents, on constate qu’il s’agit d’acte de Dieu et qu’un acte de Dieu peut prendre fin après que Dieu - Gloire à Lui - l’ait accompli. La mer s’est fendue pour Moïse puis est redevenue normale. Le feu n’a pas brûlé Abraham mais il a retrouvé ses propriétés par la suite. En revanche, le miracle du Prophète - que les salutations et les bénédictions de Dieu soient sur lui - relève de l’un des attributs de Dieu, à savoir Sa Parole. L’acte perdure aussi longtemps que son acteur le décide, alors que l’attribut perdure aussi longtemps que l’acteur lui-même perdure.

Notons également que les miracles que Dieu - Gloire à Lui - destine à appuyer Ses Prophètes ou à être l’un de Ses signes, diffèrent des prodiges des hommes dans la mesure où Dieu - Exalté soit-Il - donne à celui qui réalise le miracle la capacité de le réaliser au moment où il a lieu, c’est-à-dire que Dieu rend le faible fort et rend l’incapable capable et celui qui ne pouvait accomplir une chose l’accomplit. Prenons pour exemple le miracle de l’An de l’Éléphant où Dieu - Exalté soit-Il - a envoyé des nuées d’oiseaux qui ont anéanti l’armée d’Abrahah quand il a entrepris de démolir la Ka`bah.

Dieu a entreposé le miracle en ces oiseaux faibles qui ont dérouté l’une des armées les plus puissantes de l’époque sinon la plus puissante. Le miracle était tellement imposant qu’il a marqué les esprits de certains croyants qui n’y avaient même pas assisté et sont nés après l’époque prophétique. Une longue discussion a eu lieu autour de ce miracle car certains se sont demandés comment des oiseaux portant des pierres minuscules pouvaient-ils anéantir une armée d’éléphants qui si un immeuble venait à s’écrouler sur eux s’en sortiraient sains et saufs. Ils se sont mis à chercher une interprétation logique pour ce miracle comme de dire que ces oiseaux transportaient des microbes etc. pour essayer de justifier le miracle. Or un miracle ne se justifie jamais. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas soumis aux lois des hommes. Celui qui agit c’est Dieu - Gloire à Lui.

Le miracle de l’Éléphant a eu lieu de la façon narrée dans le Coran exactement pour ce qui est des oiseaux et pour ce qui est des pierres car ce miracle a eu lieu l’année de la naissance du Prophète et que sa mission prophétique a débuté quand il était âgé de quarante ans et donc lorsque les versets en question ont été révélés il y avait des gens âgés de cinquante, cinquante-cinq, soixante, soixante-cinq, soixante-dix ans et plus. Si le Coran avait fait état d’un récit contraire à ce qu’ils avaient vu, ils l’auraient démenti disant qu’il n’y avait pas d’oiseaux et qu’il n’y avait pas eu de jets de pierres. Mais le fait que le Coran transmet ce récit en présence de témoins, y compris parmi les mécréants qui n’auraient pas raté une occasion de remettre en question la véridicité de la religion et qui cherchaient à semer le doute à son sujet. Mais personne n’a remis en cause ces versets. Par conséquent, des oiseaux sont bel et bien venus et des pierres ont réellement été utilisées. Il s’agit là de l’un des miracles de Dieu portant la marque des miracles à savoir que lorsque Dieu - Exalté soit-Il - veut réaliser un miracle, Il donne la force ou la puissance à celui qu’Il choisit pour le mettre en œuvre.

Dans le cas présent, Il a donné aux oiseaux la force de vaincre l’éléphant contrairement à toute logique. Il a donné à Moïse le pouvoir de sorcellerie au point qu’il a battu les sorciers dont c’était le métier et il lui a donné la capacité de fendre la mer en le frappant avec un bâton. Il a donné à Jésus la capacité de guérir les malades et de ressusciter les morts, le tout par la permission de Dieu. Telle est la différence entre les miracles divins et les autres prodiges. En effet, si tu veux qu’un homme faible porte un lourd fardeau, tu ne pourras pas lui transférer ta force afin qu’il porte ce fardeau mais tu pourras le porter à sa place. Toute nouvelle invention au service de l’homme ne peut lui conférer une force exceptionnelle mais elle l’aide en tout qu’outil. En revanche, Dieu - Exalté soit-Il - est bien le Seul à pouvoir rendre le faible fort et rendre l’incapable capable et le fort complètement désarmé. Ainsi quand un homme faible triomphe d’un homme fort, tu sais que le faible a été soutenu par Dieu - Gloire à Lui. Dieu a, par exemple, conférer à Abraham la capacité de créer quand Il lui a ordonné de prendre les oiseaux qu’il a apprivoisés et de les découper, puis de mettre les lambeaux sur des montagnes différentes, puis de les appeler et ils sont retournés à lui aussitôt. Abraham est celui qui a appelé et la permission et la volonté sont venues de Dieu.

Cela dit, le miracle du Coran diffère sur plusieurs aspects des autres miracles et c’est ce que nous verrons dans le prochain chapitre.
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karimc
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 18:36

Le miracle du Coran diffère des miracles des Prophètes précédents selon plusieurs dimensions de l’irreproductibilité. Le Coran renferme une dimension miraculeuse que l’esprit ne saurait appréhender avant de s’être éveillé et d’avoir découvert ce qu’il méconnaissait des propriétés de l’univers et de ses secrets. Actuellement, il s’avère que le Coran a d’autres dimensions miraculeuses, des dimensions nouvelles qui accentuent le sens de l’inimitabilité et donnent de nouvelles dimensions au propos. Parfois, le miracle du Coran tient à l’emploi d’une préposition, une préposition qui comporte un miracle impressionnant. Nous aborderons ce fait en détail dans les prochains chapitres.

Mais ce que nous devons retenir à ce stade est que le Coran a des dons qu’il octroie à chaque génération et qui diffèrent de ceux des générations précédentes. Car le Coran est destiné à tous les hommes, c’est-à-dire au monde entier, et ne se limite pas à une nation en particulier. Il s’agit d’une religion complète destinée à toute l’humanité. De ce fait, il doit être en mesure d’offrir des dons à chaque génération. Dans le cas contraire, si le Coran achevait son don miraculeux en un siècle par exemple, il n’aurait rien à offrir aux siècles suivants et il serait ainsi figé. Or, le Coran se renouvelle et ne se fige jamais. Il est toujours généreux dans ses dons, capable d’octroyer des dons différents à chaque génération et avec les mêmes versets. Autrement dit, certains versets du Coran nous donnent aujourd’hui une nouvelle profondeur dans leur sens, une profondeur que l’on ne pouvait atteindre par une compréhension aigüe du temps de la révélation du Coran.

Pour que ce point soit clair, nous devons distinguer deux choses. Premièrement, dans le Coran, il y a des commandements spéciaux relatifs au culte, c’est-à-dire ce que Dieu a prescrit aux hommes de faire comme actes d’adoration selon la manière qu’Il a déterminée - Exalté soit-Il. Les ordres de faire ceci ou de s’abstenir de cela, ce qui est licite et ce qui est illicite, ces commandements prescrits n’admettent aucun changement ni modification et sont tels qu’ils ont été interprétés par le Messager de Dieu - que les salutations de Dieu et Ses bénédictions soient sur lui - ou tels qu’ils ont été interprétés du temps de la révélation du Coran : les cinq prières - il n’y a là aucun effort d’interprétation à faire - la profession qu’il n’y a de divinité que Dieu, l’aumône, le licite et l’illicite, le mariage et le divorce...

Tout ce que Dieu a légiféré comme commandements a été explicité et interprété par le Messager - que les salutations de Dieu et Ses bénédictions soient sur lui - et il n’y a aucune place pour l’ijtihâd. Personne ne peut venir nous dire que la prière se fait quatre fois par jour en s’appuyant sur une quelconque interprétation. Ceci est inacceptable et n’est pas sujet à débat. Les commandements de faire telle chose ou de s’abstenir de telle autre, les commandements qui mènent au salut lorsqu’ils sont accomplis et au châtiment lorsqu’ils sont bravés, ne souffrent aucun changement ni aucun ijtihâd, car c’est Dieu qui détermine la façon dont nous devons l’adorer et c’est Lui qui choisit la voie que nous devons suivre.

Par ailleurs, il y a des considérations relatives aux lois de l’univers et de la création, pour lesquelles l’entendement des hommes n’était pas prêt scientifiquement parlant lors de leur révélation, afin qu’ils les comprennent parfaitement : la rotondité de la terre qui est l’une des vérités dont le Coran a parlé, l’atmosphère qui entoure la terre, une autre vérité dont le Coran a parlé, l’embryologie abordée par le Coran, la rotation de la terre autour d’elle-même, le temps, la relativité du temps, et un certain nombre de vérités fondamentales de l’univers. Nous remarquons que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - n’a fait que passer sur ces versets laissant à l’entendement de chaque génération d’y puiser à la hauteur de ses capacités. Ce qui est miraculeux ici c’est que le Coran s’adresse à chacun à la hauteur de son entendement. Il donne à chacun ce qui le satisfait. L’illettré est touché par la mélodie du Coran et y trouve satisfaction. De même, le semi-cultivé y trouve son compte et celui qui est versé dans la science trouve dans le Coran une inimitabilité qui le satisfait.

Ainsi, un premier point est que l’un des aspects miraculeux du Coran est qu’il s’adresse à chacun dans des versets et des mots qui aboutissent au sens. Quand Dieu révèle aux hommes l’un des secrets de Sa création et que nous reconsidérons le verset, on constate qu’il donne toujours le même sens.
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 18:41

Le Seigneur des levants et des couchants

Prenons un exemple qui clarifie ce fait. Dieu - Exalté soit-Il - dit dans Son Livre Honoré : "Le Seigneur du levant et du couchant", "Le Seigneur des deux levants et le Seigneur des deux couchants" et "Le Seigneur des levants et des couchants". Si nous considérons chacun de ces versets au moment de la révélation du Noble Coran à la hauteur de l’entendement des hommes de cette époque, nous notons que le levant désigne la direction d’où se lève le soleil et que le couchant désigne la direction où le soleil se couche. Lorsque Dieu - Exalté soit-Il - dit : "Le Seigneur du levant et du couchant", cela ne choque pas l’entendement.

Ensuite, nous nous penchons sur le noble verset : "Le Seigneur des deux levants et le Seigneur des deux couchants". Nous disons alors que si le levant désigne la direction d’où le soleil se lève, "Le Seigneur des deux levants" désigne à la fois la direction de manière générale, à savoir l’Est, et l’endroit précis du lever du soleil, en ce sens que l’on dit voici l’Est et voici l’Ouest tout en montrant du doigt le levant ou le couchant. Ainsi, si on veut indiquer l’emplacement du lever du soleil, on dit que le soleil se lève de là tout en indiquant un endroit précis. Telle est l’interprétation de ce verset à l’époque de sa révélation. Puis, nous en venons au verset "Le Seigneur des levants et des couchants". L’interprétation de l’époque est que chaque contrée a un levant et un couchant et que, par conséquent, Dieu est le Seigneur de tous les levants et de tous les couchants.

Mais si nous abordons ces versets aujourd’hui, leur interprétation diffère. Certains ont dit que "Le Seigneur du levant et du couchant" a une portée générale. Mais Dieu - Exalté soit-Il - y a associé le levant et le couchant par une conjonction de coordination, car il n’y a guère de levant sans couchant. Rotondité de la terre oblige... A l’instant même où le soleil se couche dans une région, il se lève dans une autre région. D’où la parole de Dieu - Exalté soit-Il - "Le Seigneur du levant et du couchant" et non pas "le Seigneur du levant et le Seigneur du couchant", et aussi "à Dieu appartiennent le levant et le couchant" plutôt que "à Dieu appartient le levant et à Dieu appartient le couchant".

En effet, on croyait à l’époque de la révélation du Coran que ces deux directions étaient complètement différentes, opposées par rapport à l’œil nu. Mais la parole de Dieu "le Seigneur du levant et du couchant" signifie que le lever et le coucher du soleil sont simultanés, c’est-à-dire que le soleil se couche dans un pays au moment même où il se lève dans un autre pays.

Ensuite, nous considérons le noble verset : "le Seigneur des deux levants et le Seigneur des deux couchants". Pourquoi Dieu a-t-Il spécifié les deux levants et le deux couchants en particulier ? Si nous regardons le globe terrestre, nous constatons qu’il est divisé en deux parties. Une moitié éclairée et une moitié obscure. La partie éclairée possède un levant et un couchant alors que la partie obscure est plongée dans l’obscurité totale. Quand la terre effectue une rotation complète, la moitié obscure se retrouve face au soleil et la moitié éclairée se retrouve dans le noir. La moitié du globe qui était obscure possède désormais un levant (et un couchant) et la moitié qui était éclairée est plongée dans l’obscurité. Donc globalement, la terre possède deux levants : un levant d’où le soleil éclaire la moitié du globe ainsi qu’un couchant. Puis la terre tourne entièrement et l’autre moitié se retrouve avec un levant et un couchant à son tour.

En somme, le verset "Le Seigneur des deux levants et le Seigneur des deux couchants" nous expose le fait que la moitié du globe se retrouve à l’obscurité dépourvue de levant et de couchant alors que l’autre moitié est éclairée et a un levant et un couchant. Puis, la situation s’inverse. Pour la terre dans sa globalité, il y a donc deux levants et deux couchants.

Si nous poursuivons avec "le Seigneur des levants et des couchants", nous constatons grâce au progrès dans le domaine de l’astronomie, qu’il n’y a pas qu’un seul levant ni un seul couchant pour une région donnée, mais plutôt une multitude de levants et de couchants. En fait, l’angle du lever varie et aussi l’angle du coucher, mais de façon imperceptible. Plus encore, si nous considérons le globe terrestre, nous voyons qu’à chaque fraction de seconde il y a un endroit où le soleil se lève et un endroit où il se couche. En d’autres termes, il y a des millions de levants et de couchants pour chaque région de la terre. Le levant et le couchant pour une même ville ne se répètent pas tout au long de l’année. Le soleil ne se lève pas sur une contrée du même endroit où il s’est levé la veille. De même, pour une ville donnée, le soleil ne se couche pas exactement au même endroit où il s’est couché la veille.

Bien que la direction de l’Est reste la même, l’angle du lever varie quotidiennement. Il en est de même pour le couchant. L’angle varie également selon les saisons et n’est pas le même en été, en hiver, en automne ou au printemps. Ceci ne peut arrivé que si la terre tourne autour du soleil une fois par an. C’est cette révolution qui fait que chaque jour a un levant et un couchant avec des angles et des horaires variables de jour en jour.

La façon la plus simple de s’en rendre compte sans rentrer dans des considérations astronomiques compliquées est de jeûner le mois de Ramadân. Chaque jour, on rompt le jeûne au coucher du soleil à des heures différentes. De même, à l’aube, on s’abstient de manger en fonction d’un levant qui diffère horairement du levant précédent. Il en est ainsi des horaires des prières qui varient tous les jours conformément à la révolution de la terre autour du soleil. La multiplicité des levants et des couchants montre, outre le fait que la terre tourne autour du soleil, que la terre est ronde. En effet, si elle était plate, il n’y aurait qu’un seul levant et un seul couchant : le pluriel n’aurait donc pas de raison d’être.

Je voudrais souligner que l’information apportée par le Coran dans le premier verset "le Seigneur du levant et du couchant" ne remet pas en cause son apport dans le deuxième verset "le Seigneur des deux levants et le Seigneur des deux couchants" ni son apport dans le troisième verset, à savoir "Le Seigneur des levants et des couchants". Au contraire, le progrès scientifique qui a changé de nombreuses conceptions n’a rien changé à la pertinence des nobles versets. Il est plutôt entré en harmonie avec eux.

Il me vient à l’esprit un propos que j’ai lu dans un manuscrit ancien dont l’auteur disait : "Ô temps, toi qui contient tout le temps". Cette parole signifie que le temps est relatif au sein de l’univers. Par exemple, au moment où j’accomplis la prière de midi, il y a des gens à un autre endroit qui accomplissent celle de vespres, d’autres encore dans un troisième lieu qui accomplissent celle du coucher du soleil, d’autres encore qui, dans un quatrième endroit, accomplissent la prière de la nuit, et enfin, d’autres gens dans un cinquième endroit qui accomplissent celle de l’aube. Autrement dit, au même instant, retentit au Nom de Dieu l’appel à la prière de midi, de vespres, du coucher du soleil, et de la nuit. Ainsi Dieu est mentionné à chaque instant selon toutes les plages horaires de la journée.

Ce dernier verset ("le Seigneur des levants et des couchants") est l’un des versets du Saint Coran dont le sens s’est précisé avec le progrès de la science. Il avait un apport du temps de la révélation du Coran et a un apport différent maintenant et il est possible qu’il apporte autre chose dans le futur avec le progrès scientifique. Le miracle ici tient du fait que le Coran a quelque chose à offrir à chaque génération. Il donne à chaque intelligence selon son besoin sans contredire la vérité scientifique ni entrer en collision avec les lois régissant l’univers. Son apport se renouvelle et les lois de l’univers ne peuvent jamais contredire le Coran car c’est Dieu Qui agit, c’est Lui le Créateur et c’est lui Qui Parle.

Ceci est l’un des aspects qui caractérisent l’inimitabilité du Noble Coran et le distinguent des Livres célestes antérieurs, sujet que je traiterai en détail dans les prochains chapitres.
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 18:42

La préservation du Coran et sa mise en application

Par ailleurs, il faut souligner que le miracle du Coran diffère des miracles des autres Messagers sur un autre plan. Chaque Messager avait un miracle, un Livre et un guide. Le miracle de Moïse était son bâton et son guide était la Thora. Le miracle de Jésus était dans le domaine de la médecine et son guide était l’Evangile. Mais le Messager de Dieu - que les salutations et les bénédictions de Dieu soient sur lui - a eu un miracle qui n’est autre que son guide, afin que le guide soit gardé par le miracle et que le miracle soit à son tour gardé par le guide.

Sur ce plan, les Livres antérieurs au Coran relevaient de la responsabilité humaine, c’est-à-dire que Dieu - Exalté soit-Il - a confié à Ses Serviteurs le soin de les préserver. Qu’est-il advenu de ces Livres lorsque Dieu en a confié la charge à Ses Serviteurs ? Ils ont oublié une partie du rappel qu’on leur avait fait : ils ont oublié ce que Dieu - Exalté soit-Il - leur a rappelé, ont altéré ce qu’ils n’en ont pas oublié, ont détourné par leurs langues le sens des versets, et ce qu’ils n’en ont pas détourné, ils y ont ajouté des choses de leur invention, en prétendant qu’elles venaient de la part de Dieu, cela afin d’obtenir un faible gain matériel.

Lorsque Dieu a confié à Ses Serviteurs la responsabilité de préserver les Livres précédents, ils y ont fait une place pour leurs passions et les ont altérés. Mais lorsque Dieu - Exalté soit-Il - a révélé le Coran, il a dit : "Nous avons certes révélé le Rappel et Nous le préserverons" [1]. Pourquoi ? D’abord, parce que le Coran en lui-même est un miracle, ce qui implique la préservation de son texte tel quel ; sinon, son caractère miraculeux se perdrait. Ensuite, car Dieu a déjà testé Ses Serviteurs en leur confiant les Livres précédents qu’ils n’ont pas su préserver et qu’ils ont altérés.

A ce stade, soulignons une chose importante qui montre que la préservation du miracle du Coran est le fait de Dieu - Exalté soit-Il. Suivons pour cela deux axes. Le premier est celui de l’application du Coran et le mise en pratique de ses enseignements. Le second est celui de la préservation du Coran. On constate que l’application du Coran et sa mise en pratique faiblit avec le temps alors que sa préservation augmente incroyablement au point que de nos jours on voit le Coran dans les bureaux, dans les voitures, en pendentif sur les poitrines des femmes, dans les maisons, partout. De plus, on entend des éloges à l’égard du Coran de la part de gens qui ne croient pas en lui. Ainsi, un ressortissant allemand l’imprime entièrement sur une page et le dispose d’une très belle façon alors qu’il ne l’a peut-être jamais lu de sa vie. On apprend également que le Japon s’ingénue à réaliser de très belles impressions du Coran. Si l’on demande pourquoi ils ne font pas la même chose avec les autres Livres, la réponse est qu’ils y sont employés par le destin car Dieu - Exalté soit-Il - a pris en charge la préservation du Coran.

Toute cette préservation observée autour de nous est le fait de Dieu et non le fait de l’homme. Quand on voit le Coran dans un bureau, dans une voiture ou dans une maison et que l’on demande au propriétaire de la maison, de la voiture ou du bureau s’il met en pratique ce Coran, s’il accomplit la prière comme il se doit, il répond par la négative. Pourquoi donc garde-t-il le Coran dans sa maison sans le mettre en pratique, demandera-t-on. Il ne saura quoi répondre ou bien il dira que c’est une bénédiction. En définitive, notre négligence des préceptes du Coran en tant que mode de vie ne concorde pas avec l’augmentation de la préservation du Noble Coran.

Parfois, on voit des non-musulmans prendre soin du Coran et le porter. Des fois encore, on constate que celui qui n’applique pas les enseignements du Coran en possède un grand nombre d’exemplaires. De cette façon, Dieu - Exalté soit-Il - nous montre que c’est bien Lui qui préserve le Coran car bien que la mise en application du Coran faiblit, sa préservation augmente sans cesse. En effet, ce sont les Serviteurs qui sont chargés d’œuvrer alors que c’est Dieu qui S’est chargé de la préservation.

Passons maintenant à un deuxième point, à savoir que le Coran a été révélé en tant que miséricorde pour le monde entier, et c’est l’une des facettes de son inimitabilité. Dans le passé, Dieu - Exalté soit-Il - envoyait les différents Prophètes à des sociétés différentes pour soigner leurs maux et guider les gens vers la voie de Dieu. Chaque société souffrait d’un mal qui lui était propre à l’exclusion des autres sociétés humaines. C’est pourquoi il fallait que le Prophète apporte le remède approprié à sa société. Plus encore, Dieu - Exalté soit-Il - a envoyé plusieurs Prophètes simultanément pour soigner des maux différents. Ainsi Abraham - paix sur lui - et Loth - paix sur lui - ont-ils été envoyés à la même époque. Pour quelle raison ? Parce que dans le passé, les sociétés étaient isolées et ne savaient rien les unes des autres et ce, à cause de la médiocrité des transports et l’absence du progrès scientifique permettant de communiquer rapidement entre ces sociétés. Pire encore, ces sociétés vivaient et périssaient sans rien savoir sur les autres.

Par ailleurs, les maux dont souffraient ces sociétés variaient : certaines trichaient à la pesée, d’autres adoraient les idoles, d’autres répandaient le mal sur terre. Mais, avec le progrès scientifique, le monde est devenu une seule société. Ce qui se passe aux Etats-Unis trouve des échos en Egypte en quelques minutes. Et, ce qui se passe au Japon se répercute en quelques heures en Europe. Les moyens de communication sont devenus aisément accessibles et le monde entier est en passe de devenir une seule et même entité. La multiplicité des moyens de communication et leur grande accessibilité font que les maux se sont homogénéisés. Le mal qui touche un pays atteint la plupart des autres pays. En conséquence, le traitement se devait d’être également homogène. Par exemple, l’appel à l’athéisme et au communisme est un mal qui s’est répandu de par le monde et n’a épargné aucun pays. De même, le système capitaliste et l’usure se retrouvent dans le monde entier. La corruption et le vol sont des maux qui touchent la plupart des pays dans le monde.

Les maux sont devenus identiques, ce qui nécessite un traitement identique. C’est la raison pour laquelle la religion islamique s’adresse au monde entier : l’identité des maux nécessitant l’identité du traitement. Il s’agit là de l’un des aspects de l’inimitabilité du Noble Coran. En prévision de l’universalité des maux, Dieu a programmé l’universalité du traitement devançant ainsi la connaissance des hommes.
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karimc
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 18:44

Le Coran en tant que guide pour la vie

Le miracle du Coran diffère aussi des autres miracles dans la mesure où il n’y a pas une question touchant à la vie des hommes qui n’ait été traitée dans ce mode d’emploi envoyé par Dieu - Exalté soit-Il. Quand les legislations sont élaborées, elles visent à traiter une réalité présente dans la société et une corruption qui s’est répandue. De ce point de vue, le Coran a abordé tous les problèmes du monde et leur a proposé un traitement et un remède. Ceux qui prétendent que le guide de Dieu ne traite pas les problèmes de notre temps démontrent qu’ils ne l’ont pas étudié en profondeur car il n’y a pas un problème de société fondamental que le Noble Coran n’ait pas traité.

Mais à ce propos, il se peut qu’il y ait une certaine confusion. Certains diront que le Coran ne traite pas par exemple des problèmes d’augmentation des rendements agricoles ni des inventions récentes. Ce que tout le monde doit savoir absolument c’est que le Coran est un guide pour le culte. Mais quand il intervient en tant que traitement, il ne s’occupe pas de points de détail mais il pose plutôt les principes généraux. Quand le Coran nous demande de parcourir la terre, de chercher les signes de Dieu, d’accroître notre savoir relatif à la vie sur terre (le savoir profane), de travailler, de produire et de développer la terre, si nous le suivions, nous atteindrions les plus grands progrès que l’humanité peut réaliser.

Le Coran pose donc le principe de la nécessité de scruter l’univers et de poursuivre la recherche et les études, sachant que celui qui cherche et étudie avec un cœur rempli de foi en Dieu et du sentiment de la Majesté de Dieu et de Son Pouvoir, peut réliser beaucoup de choses, énormément de choses. Le principe est que nous devons cultiver, bâtir et découvrir les signes de Dieu dans ce monde. Si nous négligeons tout cela, ne nous étonnons pas que les autres nations nous dépassent. Nous avons abandonné la voie tracée par Dieu, et par conséquent, la loi de causalité instaurée par Dieu nous fait nécessairement défaut. La vie ne pourrait être belle si l’étudiant sérieux et travailleur et le cancre qui n’ouvre jamais un livre de sa vie réussissaient tous les deux. La vie n’aurait aucune beauté si celui qui laboure la terre, en prend soin, l’irrigue et traite ses fléaux et celui qui ne travaille pas du tout la terre et la néglige complètement obtenaient tous deux la même récolte.

Si cela arrivait, la beauté disparaîtrait et tout deviendrait laid : on ne verrait aucun étudiant exceller, ni aucun savant inventer, et personne n’apporterait rien à la vie. Aucune ville ne serait construite puisque ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas obtiendraient le même résultat et réaliseraient la même chose. Mais la beauté dans la vie provient de la concordance du résultat avec l’effort fourni, et c’est ce dont parle le Coran dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà.

Ainsi, nous avons vu les points qui distinguent le miracle du Coran des miracles des autres Prophètes. Le Coran a un apport différent pour chaque génération et il vise le monde entier et n’est pas limité à un peuple en particulier. Il contient des vérités fondamentales de l’univers et en fait état dans un langage clair et adapté à l’intelligence humaine du temps de sa révélation et à l’intelligence humaine au fil des générations. Le Coran donne donc à chaque intelligence ce qu’elle peut comprendre.

Le miracle du Coran diffère également du fait que c’est Dieu qui S’est chargé de le préserver alors que les Livres des Prophètes antérieurs étaient à la charge des hommes qui les ont altérés, par l’oubli et par l’ajout. Mais Dieu - Exalté soit-Il - a préservé le Coran de toute corruption ou altération. Par ailleurs, le Coran est la Parole de Dieu que Dieu a débutée avec Adam et qui est le fondement de tout savoir humain.

Toutefois, par son éloquence, le Coran est venu défier les Arabes dans leur langue, et c’est ce que nous aborderons dans le chapitre suivant.
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bilqis
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 19:03

Haz a écrit:
Salam alikoum,

Que pensez-vous d'abord de ce terme ? Est-ce une bonne traduction des événements peu ordinaires que l'on retrouve dans le Coran ?

Pour ma part, j'aurai une hypothèse à vous fournir sur le symbolisme de cette notion et surtout sur le rapport entre son usage important dans le Livre et le contexte judéo-chrétien qui permet de bien voir à quel point la croyance aux miracles était perçue comme une réalité vivante des habitants de Palestine et de la région du Croissant Fertile.

Mais j'attends d'abord vos propres sources sur cette question car sans doute, certains d'entre vous ont un bien meilleur niveau de connaissances sur l'utilisation de ce terme.

Que signifie donc le miracle ?

Merci pour la qualité de vos réponses.
Salam alaykoum

il faudrait d'abord définir de quel genre de miracle il s'agit. En arabe il existe (au moins) 2 termes pour traduire le mot miracle et chacun renvoie à une situation religieuse particulière:
- ainsi on utilise le mot "mou3jiza" pour désigner un évènement miraculeux qui arrive à un Prophète
- un miracle qui arrive à un être humain non Prophète est appelé "karama"

Ainsi la linguistique islamique distingue 2 types de miracles : ceux qui concernent les missions Prophétiques d'une part, et ceux qui concernent un humain sans mission Prophétique d'autre part.

En ce qui concerne la définition de miracle, on peut appeler miracle tout évènement inhabituel ou surnaturel qui met en défaut les lois physiques de la nature.
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Haz
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mar 7 Nov - 19:40

Salam alikoum

Merci Karimc pour ce loooooong copié-collé. Je vais m'imprimer l'article, le lire à tete reposée et revenir au sujet d'ici deux jours Inch'Allah.

Bilqis, merci pour ce résumé lol! Que ce soit long ou court, c'est toujours efficace Very Happy Nous tiendrons compte dans la suite de la discussion de ces très importantes définitions sans lesquelles il n'est pas utile de... discuter.
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LYDIA
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Ven 10 Nov - 1:02

Salam

L'article publié par Karimc met au point des données essentielles de la pensée islamologique sur la notion de miracle : elle s'applique aux prophètes antérieurs qui sont les récepteurs d'actes divins et au Coran en tant que parole divine. Elle ne s'applique pas au Prophète Muhammad saws .

Pourtant, la période islamique primaire compte d'incroyables récits sur les miracles attribués au Prophète saws , des miracles qui ne figurent pas dans le Coran. On dit de lui qu'il a évité une sècheresse aux mecquois, qu'il s'est vu retirer sa part du mal du coeur par deux anges durant son enfance et d'autres récits analogues.

Le Coran délivre sur le Prophète saws un message plus simple, exempt de ces ajouts miraculeux. Il présente un homme simple, humain parmi les humains. Point de miracles concrets pour lui car très justement, comme on le lit dans l'article, le miracle est dans le Coran, pas en l'homme qui le transmet.

La notion du miracle cotoie la notion de la magie. Dans le Coran tout comme dans l'hagiographie musulmane, le miracle figure la chose extraordinaire dont la cause originelle échappe à la perception de l'humain, exactement comme la magie.

La confrontation entre Moise et les magiciens de Pharaon relatée dans le Coran se décrypte est un exemple de cette confusion. Moïse, armé de son bâton, vainc les magiciens par un acte : transformer son baton en serpent plus fort que ceux des adversaires. Cet acte reçoit deux adjectifs relativement au statut de l'auditeur de ce récit. Si celui-ci est monothéiste, cet acte est qualifié de miraculeux. Sil est païen, cet acte est qualifié de magique.

Différence de perception à l'origine des oppositions entre croyants et non croyants. Mais en réalité, cette distinction terminologique n'existe pas absolument puisque l'acte, qu'il soit miraculeux ou magique reste un acte extraordinaire, hors du commun.

Le miracle est magie, la magie est miracle, la distinction faite révèle deux aspects :

1) Un aspect politique. C'est sur la base d'un prosélytisme, d'une prédication religieuse ayant des conséquences sur la société qui crée la césure d'une même idée en miracle et magie.

2) Un aspect taxinomique. Le miracle est surnaturel tandis que la magie est sur-naturel. Ce trait d'union fait que l'on attribue à la magie une intervention humaine, donc naturelle, doublée d'une incompréhension sensible, d'où le sur. Ce trait d'union disparaît pour le miracle puisqu'on lui attribue une dimension uniquement hors du commun, sans intervention humaine. Le miracle est classé à un plus haut degré que la magie.


Dernière édition par le Dim 12 Nov - 3:10, édité 1 fois
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yasmine172
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Ven 10 Nov - 1:12

salam désolée de dévier ce thread mais je serais dans l'impossibilité de revenir ce we!
RDV dans à peu près deux semaines incha allah je n'oublie pas les threads que j'ai initié ni les réponses ni mes promesses ...
désolée de dévier le thread ..

portez vous bien tous!
abientôt
yasmine172 a écrit:
salam
Je reviens le weekend incha allah : je serai plus dispo ..
Merci pour ce sujet ..
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LYDIA
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Dim 12 Nov - 2:55

Salam

Complément de la réponse ci-dessus sur le miracle dans l'histoire de Moïse.

Coran : Sourate 26, à partir du verset 29 :

29- Moïse demanda : <Et si je t'apportais un fait évident ?>

30- Pharaon répondit : <Apporte-le, si tu es parmi les véridiques !>

31- Moïse jeta alors son bâton : et soudain ce fut un dragon véritable !

32- Il tira sa main et soudain, elle fut blanche pour les assistants !

33- Pharaon dit alors au Conseil autour de lui : <Certes, celui-ci est un magicien très savant

34- qui veut vous expulser de votre terre, par sa magie ! Que prescrivez-vous ?>

35- Ils répondirent : <Remets-les à plus tard, [lui] et son frère, et envoie dans les cités des sergents

36- qui t'amèneront chaque magicien très savant !>

37- Ils furent donc réunis au temps fixé d'un jour désigné.

38- Et il fut dit aux gens : <Est-ce que vous allez vous réunir

39- Peut-être suivrons-nous les magiciens, si ce sont eux les vainqueurs>

40- Quand les magiciens furent venus, ils demandèrent à Pharaon : <Aurons-nous bien une récompense, si nous sommes les vainqueurs ?>

41- Pharaon répondit : <Assurément ! Et vous serez certes alors parmi ceux admis près de nous>

42- Moïse leur dit : <Jetez ce que vous allez jeter !>

43- Ils jetèrent leurs cordes et leurs bâtons en disant : <Avec la puissance de Pharaon, nous allons certes être les vainqueurs !>

44- Or Moïse ayant jeté son bâton, voici que celui-ci happait ce qu'ils avaient imaginé.

45- Les magiciens tombèrent alors prosternés

46- Et ils dirent : <Nous croyons au Seigneur des mondes

47- Seigneur de Moïse et d'Aaron !>

48- Pharaon s'écria : <Vous avez cru en cet homme avant que je ne vous le permette ! Il est certes votre maître qui vous enseigna la magie ! Vous allez savoir !

49- Je vous ferai trancher main droite et pied gauche ! Je vous ferai crucifier tous !


Dernière édition par le Dim 12 Nov - 3:09, édité 1 fois
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LYDIA
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Dim 12 Nov - 3:06

Commentaire à présent de ce passage.

Premier point : La suite de ce récit est celui de l'ouverture de la mer en deux parties pour lequel le coran dit ce verset très important :

S.26, v.67 - EN VERITE, EN CELA EST CERTES UN SIGNE ! LA PLUPART D4ENTRE EUX NE SONT PAS DEVENUS CROYANTS

Très important car seul l'on ne sait pas très exactement si c'est l'ensemble de l'histoire de moïse, combat de magiciens inclus, qui est un signe manifeste ou uniquement le passage de la merscindée en deux. Le <eux" de ce verset s'applique soit aux Egyptiens, soit aux Juifs, soit aux deux.

Revenons au récit du combat de magiciens. A plusieurs reprises, Pharaon désigne Moïse comme un magicien et peut-être même le plus grand des magiciens. Moïse fait en effet surgir un dragon de son baton et vainc les armes des magiciens provinciaux.

Point de vue historique sur ce récit : des anchronismes et des impossibilités rethoriques. Le dragon n'est pas un animal de l'imaginaire égyptien ni même d'ailleurs de l'imaginaire arabe. Revoir la traduction peut-être ?
Idem pour la crucifixion : ce n'est pas un élément de punition égyptien mais romain. Là encore, revoir l'inteprétation du terme arabe.

Point de vue linguistique : le dialogue entre Pharaon et Moïse n'est pas le dialogue réel entre les deux interlocuteurs, c'est une reconstitution coranique. L'utilisation de formule comme <si tu es véridique> le laisse à penser.

Enfin, le sujet en lui-même du miracle. Ici, le seul vrai miracle, entendu comme ne pouvant être autre chose que l'oeuvre de Dieu, c'est l'ouverture de la mer rouge. Mais le combat de magiciens entre Moïse et les hommes de Pharaon est plutôt un combat de magiciens. C'est-à-dire que la méthode utilisée par Moïse pour vaincre les magiciens relèvent de méthodes connus par les magiciens eux-mêmes (puisqu'ils font la meme chose). L'action divine, ce n'est pas la transformation du baton, c'est la puissance mise dans ce baton pour happer les deux autres.

Conclusion : le miracle et la magie sont des éléments linguistiques qui permettent de différencier le postulat religieux du postulat non-religieux. En définitive, ces deux mots ont structement la meme portée, tout dépend du point de vue que l'on adopte.
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karimc
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Dim 12 Nov - 3:26

salam alikoum


me revoila avec les miracles linguistiques du coran toujours le meme livre et le meme auteur

Le Coran est la parole de Dieu Exalté soit-Il et en tant que tel il est nécessairement inimitable car il émane de Dieu Exalté soit-Il, rien n’est à Sa ressemblance. L’éloquence du Coran impressionna réellement les Arabes lors de sa révélation alors qu’ils étaient les maîtres de cet art à cette époque. Ils restèrent bouche-bée devant son inimitabilité et son éloquence. A cette époque, certains Arabes dirent que les maîtres de l’éloquence seraient capables de produire un style semblable mais que Dieu les en détourna. Cette parole constitue en elle-même une affirmation que le Coran est la Parole de Dieu le Très Haut. En effet, s’il ne s’agissait pas de la parole de Dieu, Il n’aurait pas empêché les Arabes de produire une parole semblable. Les auteurs de ce propos affirmèrent ainsi que le Coran est réellement miraculeux mais ils lièrent son inimitabilité à la Puissance de Dieu - Exalté soit-Il - qui les détourna de fournir une production semblable. Leur but était de nier l’inimitabilité du Coran en soi i.e. le fait qu’aucun humain n’était en mesure de fournir une production semblable. Mais par la négation escomptée, ils donnèrent au Coran un autre miracle, celui de la Puissance.

Il convient de noter que l’inimitabilité du Coran doit être vue à partir du cercle premier, celui qui le reçut à savoir le Messager de Dieu - que les salutations et les bénédictions d’Allâh soient sur lui. En effet, il semble logique et naturel que le Coran en tant que parole de Dieu le Très Haut soit la parole la plus éloquente qui soit et qu’il soit inimitable. Or, l’éloquence du Coran procède d’éléments qui doivent nécessairement se trouver en lui. L’éloquence (al-balâghah) est la concordence de la parole avec la situation et en particulier l’état du destinataire.

Ce qui est étonnant c’est que le Coran dans ce domaine à savoir la concordance entre la parole et la situation est un grand miracle car les états des gens sont multiples et variables. Quand tu t’adresses à un individu, si tu ignores ce qu’il peut penser ou ressentir, tu ne peux pas le toucher au plus profond de lui-même. Ta façon de t’adresser à un chef d’état ou un prince diffère dans son style et sa façon de la parole que tu adresses à ton épouse et tes enfants qui diffère encore de celle adressée à ton supérieur hiérarchique au travail ou à tes subordonnés etc. D’ailleurs, ce genre de considérations s’étend encore pour tenir compte de l’état mental de l’individu à qui l’on s’adresse. On ne peut pas s’adresser à un homme furieux au sommum de la colère de la même manière que l’on s’adresserais à lui, lui-même, quand il est de bonne humeur. La parole doit s’adapter à chacun de ces états. On s’adresse à l’homme en colère d’une certaine façon et à l’homme de bonne humeur d’une autre façon.

Mais l’inimitabilité du Coran réside dans le fait qu’il englobe les états mentaux de tous les gens à qui il s’adresse, le riche et le pauvre, le malheureux et l’heureux, le serviteur et le maître. Il s’adresse à eux tous dans tous leurs états mentaux. Quand un homme en colère écoute le Coran, il se calme. Quand un homme heureux écoute le Coran, il vibre en son for intérieur et son bonheur s’accroît. Le prince, le serviteur, le cultivé et l’analphabète, tous ces gens qui n’ont rien en commun et qui ont des niveaux d’entendement différents si bien qu’il est impossible pour un même individu de s’adresser à eux en même temps au même sujet en étant compris de tous, ces gens tu les vois pendant la prière, réunis dans la mosquée, assis ensembles. Alors, le Coran est récité et leurs coeurs vibrent ensembles malgré les différences de culture, de milieu, d’état mental, de situation sociale, bref tout est très différent entre eux.

Ainsi la première facette de l’inimitabilité du Coran est sa connaissance parfaite des états des individus dans leur multiplicité et ce malgré les différences de races, de peuples, de langues et de milieux. Il s’est adressé à eux de manière à faire vibrer leurs âmes et leurs sentiments et toucher leur sensibilité. Si tu demandes à l’un d’eux en quoi le Coran lui plaît, la plupart du temps il ne te donnera pas une réponse complète. Chacun d’eux te donnera une réponse différente. Ceci prouve tout simplement que le Coran atteint son coeur et touche au plus profond de lui si bien qu’il ne peut pas le décrire totalement. Autrement dit, le Coran s’adresse dans l’âme humaine à des sentiments et des facultés qui ne sont connus que de son Créateur.

Si nous avions connaissance de ces facultés, nous saurions pourquoi nous sommes touchés par le style du Coran. Mais nous cherchons toujours et nous tournons autour des versets qui donnent au Coran cette éloquence. Puis, nous ne trouvons pas de réponse satisfaisante car, en réalité, Dieu s’adresse en l’âme humaine à des facultés dont Il est le Créateur. Ces facultés sont sensibles à la parole de Dieu - Exalté soit-Il - et vibrent pour elle sans considération aucune des différences de ce bas monde ni des différences que la vie à mise entre les gens. C’est pourquoi les mécréants craignaient plus que tout que les gens écoutent le Coran bien qu’ils soient mécréants. En effet, le Coran par sa façon d’interpeler les facultés de chaque âme la secouait violemment et la touchait si bien qu’Al-Walîd Ibn Al-Mughîrah quand il eut écouté le Coran dit : "inna lahu lahalâwah wa inna `alayhi latalâwah wa inna a`lâhu lamuthmir wa inna asfalahu lamughdiq wa innahu ya`lû wa lâ yu`lâ `alayh" (Il a certes une douceur et il est pourvu d’une magnificence. Sa cime est fructueuse et sa base est généreuse. Il prévaut et rien ne prévaut sur lui) Ainsi en avait-il été touché alors qu’il n’avait pas la foi.

De même, `Umar Ibn Al-Khattâb - qu’Allâh l’agrée - entra un jour chez son beau-frère après avoir appris la conversion de sa soeur et de son époux à l’islam et il avait des intentions noires à leur égard. Mais dès qu’il eut écouté les versets du Coran, son âme retrouva la paix et son coeur s’ouvrit pour l’islam. Pourquoi ? Parce que la parole de Dieu - Exalté soit-Il - s’est adressée à une faculté de son âme alors qu’il était extrêmement irrité et en colère et avait des intentions mauvaises. La parole de Dieu s’est adressée à cette âme, l’âme de `Umar, dans cet état de colère extrême avec les mêmes mots adressés aux croyants dans leur état d’harmonie et de bonheur extrême pour leur proximité de Dieu - Exalté soit-Il. C’est alors que les versets, ceux-là même qui apportèrent le bonheur à une âme proche de Dieu, apportèrent le calme et l’harmonie à une âme qui n’avait pas encore eu la foi. Ils touchèrent au même moment des âmes heureuses à savoir les âmes des croyants dont ils accrurent le bonheur et la disposition en faveur de l’islam et une âme furieuse mal intentionnée n’ayant pas encore atteint la foi, qu’ils calmèrent et rendirent heureuse et disposèrent son coeur en faveur de la foi, alors qu’il s’agit là d’une seule et même parole et que les états des individus adressés dans les deux cas sont très différents. Néanmoins, puisque l’auteur de cette parole est Dieu le Très Haut Qui connaît parfaitement l’âme humaine qu’Il a créée, alors Sa parole convient à tous les états du destinataire quels que soient ces états et ce, avec exactement les mêmes mots.

L’âme humaine possède donc des facultés que l’homme ne connaît pas et dont le secret n’est connu que de Dieu - Exalté soit-Il. Quand Dieu s’adresse aux hommes malgré la diversité de leurs états, ces facultés vibrent et sont touchées et l’homme se retrouve en harmonie avec elles sans savoir pourquoi.

Ils dirent : il est un sorcier, et ils dirent : il est un imposteur A ce stade, nous avons traité de la première caractéristique à savoir l’éloquence qui n’est autre que la concordance entre le propos et la situation. Nous trouvons que de ce point de vue le Coran a dépassé tous les prérequis de l’éloquence du fait qu’il convient à tous les états des hommes malgré la diversité de leurs situations. C’est la raison de la déroute des mécréants face à ce miracle qu’est la convenance du discours à toute l’humanité, ce miracle qui secoue les coeurs de tous ceux qui l’écoutent et le comprennent. Par conséquent, ils dirent que le Prophète était un sorcier qui envoûtait les gens de ses paroles car aucun homme ordinaire quel qu’il soit ne peut produire un discours qui convient à toutes les circonstances. Si l’on demandait à l’homme le plus éloquent de notre temps de rédiger un poème ou de préparer un discours qu’il donnerait en public, il serait incapable de préparer un discours qu’il donnerait à la fois devant une assemblée d’érudits et devant une assemblée d’incultes en faisant en sorte que le propos convienne à leurs états respectifs. Il ne pourrait pas non plus écrire un poème destiné à flatter le prince puis qu’il destine le même poème au serviteur du prince de telle sorte que le même propos convienne aux deux.

A l’opposé, le Coran s’adresse aussi bien aux cultivés et aux incultes, à l’esclave et au maître, à l’homme ordinaire et au gouverneur. La concordance est ici miraculeuse. Ils dirent donc : c’est un sorcier. Mais alors qu’ils produisent une sorcellerie identique. D’ailleurs, est-ce que les ensorcellés ont la moindre liberté ou le moindre choix vis-à-vis du sorcier ? Si Mohammad était un sorcier qui avait envoûté ceux qui avaient foi en lui, pourquoi ne vous a-t-il pas envoûtés, vous ? Le fait que vous persistez à mécroire et à combattre la religion prouve qu’il n’est pas un sorcier sinon il vous aurait envoûtés tous ; il n’aurait pas envoûté une partie des gens et laissé une partie libre de ses choix.

Ensuite, ils passèrent à une deuxième accusation. Ils dirent : c’est un imposteur. Nous leur répondons : puisque vous avez saisi qu’il était un imposteur, alors faîtes autant si vous en êtes capables. Mais, en vérité, vous êtes plus aptes que lui d’imposture car le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - n’a aucune expérience dans l’art de la rhétorique, des discours, des poèmes et de la littérature. Plus encore, il ne sait ni lire ni écrire et ne dit pas de poèmes. Alors que vous êtes les grands maîtres de la parole et de la rhétorique. Si le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - ne sachant ni lire ni écrire et n’étant pas l’auteur de poésie ni de littérature a dit de telle parole et que vous l’accusez d’imposture, il s’avère que vous maîtrisez les techniques de l’imposture bien mieux que Mohammad - paix et bénédictions sur lui. Faîtes donc autant sachant que les techniques de l’imposture sont à votre disposition.

Le Coran a voulu répondre à ces accusations ; le Très Haut dit : "Ce n’est pas la parole d’un poète, si peu croyez-vous. Ce n’est pas la parole d’un oracle, si peu vous souvenez-vous." Même la réponse est inimitable car la poésie, telle qu’on la connaît, est une parole rimée conforme à une métrique et que tout le monde connaît. Le fait que vous dîtes qu’il s’agit de poésie est une preuve de votre mécréance. Pourquoi ? Parce que vous connaissez la poésie parfaitement et que ceci ne ressemble pas à une poésie avec ses métriques et ses rimes. Ainsi quand vous dîtes, ô mécréants, que c’est une parole de poète, ce que vous dîtes n’est pas dû à votre ignorance (en matière de poésie) mais il est dû à votre mécréance en Dieu - Exalté soit-Il - car vous connaissez parfaitement la poésie.

Puis, Dieu - Glorifié soit-Il - dit : en ce qui concerne votre accusation qu’il s’agit de la parole d’un oracle, étant entendu que les paroles d’un oracle sont rimées et pourraient être confondues. Néanmoins, la parole d’un oracle n’est pas capable de s’adresser aux facultés et ne peut être à ce point inimitable. De plus, l’oracle peut être dénoncé au fil du temps car en tant qu’humain il peut oublier et se contredire à la longue. C’est pourquoi Allâh -Exalté soit-Il - répondit à cette accusation en renvoyant à la mémoire, au souvenir. En effet, il est évident que cette parole n’est pas de la poésie et peut de ce fait être confondue avec les paroles (rimées) des oracles. Du fait que les oracles sont des humains susceptibles d’oublier et de se contredire, Dieu renvoit ici à la mémoire des hommes pour vérifier la cohérence des propos tenus alors qu’en ce qui concerne la poésie l’accusation est spécieuse du simple faite que les règles de la poésie sont connues, ce qui s’explique uniquement par la mécréance et l’entêtement des détracteurs.

Nous passons maintenant à une autre facette de l’inimitabilité du Coran. En lisant de la prose, si l’auteur cite un vers de poésie, on ressent lors du passage de la prose à la poésie que les paroles ont changé de style. Puis quand le passage se fait en sens inverse de la poésie vers la prose, on ressent également un changement de style. [...] [1] Mais, en ce qui concerne le Coran, on ne peut pas déterminer s’il s’agit de prose ou de poésie ou de prose rimée. Il s’agit d’un genre unique qui convient à la parole du Très Haut. En définitive, l’éloquence du Coran tient au fait qu’il concorde avec l’état de tous le monde, au fait qu’il passe de la prose à la poésie sans que l’on ne s’en rende compte, au fait qu’il touche l’âme humaine, toute âme humaine, mais également au fait que Dieu mit au défi les grands pontes de la rhétorique ainsi que l’ensemble des humains et des djinns à produire une sourate du même genre sans succès de leur part. Devant cet échec, ils ne purent faire face comme il l’aurait voulu à la nouvelle religion.

Le défi les dépassant tous, il se tournèrent vers celui qui avait reçu le miracle à savoir Mohammad - paix et bénédictions sur lui - disant : "Si seulement ce Coran avait été révélé à un homme puissant des deux cités". La rancoeur et la jalousie n’ayant pas pu faire face au Coran, ils demandèrent pourquoi Dieu avait-Il choisi Mohammad pour lui révéler le Coran. Comme pour dire que le défaut du Coran est qu’il fut révélé à Mohammad - paix sur lui. On ne reproche pas au Coran la lutte entre le vérité à laquelle il appelle et le mensonge sur lequel ils campent. Or, celui qui campe sur le mensonge souhaite qu’il perdure car le mensonge lui donne la force, le pouvoir et l’hégémonie. Il souhaite donc que le mensonge dure afin que son hégémonie dure. Mais la vérité apparaît et bat le mensonge. L’adepte du mensonge sent alors que son royaume va disparaître et dit : "Dieu, si telle est la vérité de Ta part alors fait qu’il pleuve sur nous des pierres du ciel".

Il désire donc la dignité en même temps que le mensonge. En revanche, si la disparition de son royaume va de paire avec la vérité, il n’en veut pas et il réclame, il demande à Dieu qu’il pleuve des pierres du ciel sur lui. En fait, il déteste la vérité en soi car elle le privera de son pouvoir et de sa force. Il souhaite que le mensonge perdure afin de garder son rang même contre la vérité. Puis, le mécréant dit : "Si nous suivons la guidée avec toi on nous arrachera de notre terre". Donc, ce qui vous sépare de la foi n’est pas qu’elle n’est pas véridique mais plutôt le fait qu’elle va vous priver du rang que vous a conféré le mensonge. Vous ne serez plus craints et on vous arrachera de votre terre. Place est faite à l’ententêtement après leur incapacité à faire face au défi linguistique du Coran.
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karimc
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Dim 12 Nov - 3:29

salam alikoum


reste encore à authentifier les sources des récits montrants les miracles du prophète, et a en remettre quelques uns en questions cf le post de bounous sur les hadiths
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LYDIA
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Lun 13 Nov - 1:09

Salam

Tout à fait d'accord. Pour cela mettre en place un angle d'approche rigoureux et pas fantaisite. Il faudrait déjà répertorier l'ensemble de ces récits, les dater et situer leurs sources dans l'histoire. Ensuite seulement, procéder à une analyse interne. Cela peut se faire récit par récit.

Exemple avec lequel nous pouvons commencer :
Le miracle du jeune enfant. Le prophète se voit retirer un caillou de son coeur par deux anges alors qu'il est encore enfant. Il est ainsi préservé du péché, de la tentation et du mal.

D'où vient ce récit ; quels hadîths ; rapportés par qui ; se narrant de quelle manière dans ses différentes versions...
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bounous
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Lun 13 Nov - 12:57

Salam

LYDIA, j'ai peur de ne pas te suivre. Que veux-tu dire quand tu parles s'anachronisme dans le texte coranique ?

Citation :
Point de vue historique sur ce récit : des anchronismes et des impossibilités rethoriques. Le dragon n'est pas un animal de l'imaginaire égyptien ni même d'ailleurs de l'imaginaire arabe. Revoir la traduction peut-être ?
Idem pour la crucifixion : ce n'est pas un élément de punition égyptien mais romain. Là encore, revoir l'inteprétation du terme arabe.

Point de vue linguistique : le dialogue entre Pharaon et Moïse n'est pas le dialogue réel entre les deux interlocuteurs, c'est une reconstitution coranique. L'utilisation de formule comme <si tu es véridique> le laisse à penser.
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bilqis
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Mer 15 Nov - 1:45

LYDIA a écrit:
Salam

Tout à fait d'accord. Pour cela mettre en place un angle d'approche rigoureux et pas fantaisite. Il faudrait déjà répertorier l'ensemble de ces récits, les dater et situer leurs sources dans l'histoire. Ensuite seulement, procéder à une analyse interne. Cela peut se faire récit par récit.

Exemple avec lequel nous pouvons commencer :
Le miracle du jeune enfant. Le prophète se voit retirer un caillou de son coeur par deux anges alors qu'il est encore enfant. Il est ainsi préservé du péché, de la tentation et du mal.

D'où vient ce récit ; quels hadîths ; rapportés par qui ; se narrant de quelle manière dans ses différentes versions...
Salam

pourquoi faire? tu crois que le travail de recherche sur les hadiths n'a pas deja été fait? tu penses que les savants qui nous ont précédé ont pris ces textes pour argent comptant, qu'ils n'ont pas vérifié la date, les transmetteurs, etc?

Pas de place pour la faitaisie ds la Tradition et le travail des savants.

De nombreux miracles du Prophète saws sont issus de hadiths moutawatirs (voire corroborés par des versets coraniques) comme celui de la lune fendue, de l'Isra et Mi'raj, de la bête empoisonnée ou l'histoire de l'eau en abondance pour les ablutions. Il y a même consensus des oulémas sur la véracité de ces faits.
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LYDIA
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Jeu 16 Nov - 0:05

Salam

Citation :
pourquoi faire? tu crois que le travail de recherche sur les hadiths n'a pas deja été fait? tu penses que les savants qui nous ont précédé ont pris ces textes pour argent comptant, qu'ils n'ont pas vérifié la date, les transmetteurs, etc?

Oui ? Où trouver ces travaux méthodologiques ? Qui sont ces savants ? A quels époques ont-ils vécu ?

Citation :
Pas de place pour la faitaisie ds la Tradition et le travail des savants.

Absolument. Chaque époque crée ses outils de travail et aucun ne prétend être fantaisiste. Est-ce que la méthodologie appliquée par les savants dont tu parles peuvent prétendre que leurs outils sont universels ? Quels sont-ils d'ailleurs ?

Citation :
De nombreux miracles du Prophète saws sont issus de hadiths moutawatirs (voire corroborés par des versets coraniques) comme celui de la lune fendue, de l'Isra et Mi'raj, de la bête empoisonnée ou l'histoire de l'eau en abondance pour les ablutions. Il y a même consensus des oulémas sur la véracité de ces faits.

Penchons-nous pour l'instant uniquement sur le récit du jeune enfant et sur la série de questions posées précédemment.
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LYDIA
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Jeu 16 Nov - 0:09

Salam

Pour Bounous, pas de mauvaise interprétation de mes paroles. L'anachronisme touche aux problèmes de traduction. Non la crucifixion n'est pas attestée du tout pour les Egyptiens. Comprendre d'où vient donc ce terme et pourquoi le Coran l'emploie, ce n'est pas trop demander et nous allons arreter d'esquiver cette question.
Pour le langage linguistique, c'est celui du Coran. L'histoire est rapportée avec les mots coraniques. Ce qui signifie que le dialogue est une reconstitution langagière dans des mots compréhensibles par les récepteurs du message coranique. C'est un procédé naturel de la narration. Thucydide emploie aussi cette technique lorsqu'il relate les débats spartiates avant la guerre du Péloponèse. La reconstitution du discours est une régularité des messages solennels et officiels et de tout document historique.
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Lun 20 Nov - 8:59

Salaam

Lydia une remarque sur la présentation que tu fait des deux (uniques?) possibilités de perceptions d'un meme acte d'ordre miraculeux selon qu'on soit croyant ou non. N'etant pas d'accord, en particulier sur l'exemple de Moise et les magiciens, je voudrais te faire remarquer que ces magiciens n'etaient pas croyant au moment ou ils ont vu cet acte. Mais pourtant il ne l'ont pas percu (comme le pharaon et sa cour) comme un acte de magie mais un acte miraculeux. Si ma remarque n'est pas claire je pourrait revenir.

En attendant, et pour cette histoire d'anachronisme, je fournit ci-bas un extrait du livre d'Arraghib al-Isfahaany consacré aux termes du coran. Car j'ai tendence a penser qu'il s'agit bien d'un probleme de traduction ou plus exactement d'interprétation.


La crucifixion : Je ne sait pas ce qui n'est pas exactement établit en egypte l'usage d'une Croix de bois pour suplicier ou afficher a la vue du peuple un condamné ou bien carrément l'accrochage ou tout attachement d'une personne sur un arbre ou une madrille ?
Toujours est il que le terme arabe utilisé dans le verset en question vient du verbe arabe ÇaLaBa. Voici le paragraphe sur cette racine :



صلب- الصلب: الشديد، وباعتبار الصلابة والشدة سمي الظهر صلبا. قال تعالى: يخرج من بين الصلب والترائب [الطارق/7]، وقوله: وحلائل أبنائكم الذين من أصلابكم [النساء/23]، تنبيه أن الولد جزء من الأب، وعلى نحوه نبه قول الشاعر:
- 283 - وإنما أولادنا بيننا * أكبادنا تمشي على الأرض
(البيت لحطان بن المعلى، وهو في الزهرة 2/660؛ وأمالي القالي 2/189؛ وعيون الأخبار 3/95)
وقال الشاعر:
- 284 - في صلب مثل العنان المؤدم
(الرجز للعجاج، وهو في ديوانه ص 293؛ وغريب الحديث لابن قتيبة 1/364؛ وتهذيب إصلاح المنطق 1/134. وصدره:
ريا العظام فخمة المخدم)
والصلب والاصطلاب: استخراج الودك من العظم، والصلب الذي هو تعليق الإنسان للقتل، قيل: هو شد صلبه على خشب، وقيل: إنما هو من صلب الودك. قال تعالى: وما قتلوه وما صلبوه [النساء/157]، ولأصبنكم أجمعين [الشعراء/49]، ولأصلبنكم في جذوع النخل [طه/71]، أن يقتلوا أو يصلبوا [المائدة/33]، والصليب: أصله الخشب الذي يصلب عليه، والصليب: الذي يتقرب به النصارى، هو لكونه على هيئة الخشب الذي زعموا أنه صلب عليه عيسى عليه السلام، وثوب مصلب، أي: عليه آثار الصليب، والصالب من الحمى: ما يكسر الصلب، أو ما يخرج الودك بالعرق، وصلبت السنان: حددته، والصلبية: حجارة المسن.



Je le met entier et je m'excuse auprés des lecteurs non-arabophone de ne pouvoir traduire. J'aimerais juste renvoyer a l'exemple d'usage (référencé par al-isfahaany) dans le verset 49 du chapitre Les Poetes et le comparer a celui du chapitre de La Table, verset 33 (Objet de ta remarque chere soeur). Dans les deux cas c'est exactemenent le meme terme et la meme construction a la lettre pret :

Wa la 2uççcallibannakum

Mais dans le premier exemple (Les Poetes-49) il est explicitement précisé : sur des troncs de palmiers.

Ce que je comprends comme l'acte consistant a fixer ou accrocher des suppliciés sur des troncs. Troncs de palmier qui n'ont biensur aucun rapport dans leur etat naturel avec une Croix. Donc effectivement, cette traduction par crucifixion ou crucifier (si ce verbe renvois exclusivement as l'usage d'un support en forme de Croix) n'est pas la plus adequate dans le contexte du pharaon. Et Dieu sait mieux.

Salaam
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Lun 20 Nov - 9:03

Salaam

Je me rends compte que le copier-coler entre le fichier word et la fenetre d'edition du forum chamboule le texte arabe en le rendant illésible pour une bonne part. C'est dommage.

Salaam
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chayba
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Lun 20 Fév - 1:04

Salaam

Plusieurs termes sont utilisés dans le Coran pour évoquer le phénomène de "miracle/signe/argument décisif":

ayat, baynat, ayat baynate, borhane, bassa-i-ra, soultane...

Il me semble que seul le Coran et les signes accordés à Moïse sont qualifiés par l'ensemble de ces termes.
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MessageSujet: Re: La notion de "miracle" dans le Coran   Aujourd'hui à 15:32

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La notion de "miracle" dans le Coran
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