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 Malek Bennabi (m. 1973)

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Abd95
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MessageSujet: Malek Bennabi (m. 1973)   Mer 18 Avr - 17:13

As salam aleykum

Malek Bennabi

Né à Constantine en 1905, Malek Bennabi effectue son apprentissage au sein de la madrasa de sa ville natale. Après avoir exercé comme adel (auxiliaire dans la magistrature musulmane) à Aflou puis à Châteaudun du Rhumel, il se rend à Paris en 1930 pour entamer des études d’ingénieur à l’Ecole spéciale de mécanique et d’électricité (Sudria). De tempérament curieux il fréquente régulièrement l’Union chrétienne des jeunes gens de Paris de la rue Trévise (Paris 9) qui organise des débats religieux, philosophiques et politiques. En 1932, il est élu secrétaire général de l’AEMNAF et il défend les thèses de l’Islah et de l’unité maghrébine. Soutenu par son ami et maître Hamouda Bensaï (1902 – 1999), qui l’a précédé à la Medersa de Constantine, il prépare un mémoire sur A. Ghazali à la Sorbonne sous la direction de Louis Massignon. C’est sous l'influence de ce dernier que Bennabi s'oriente définitivement vers l'étude de l’Islam. L’élève-ingénieur fait également partie de l’association de l’Unité arabe lancée par des étudiants orientaux proches de l’émir Chékib Arslan. En 1937, il est à la tête du Cercle culturel du congrès musulman algérien, ouvert à Marseille par un groupe d’Algériens, dont Si Talmoudi, un ancien combattant de la première guerre mondiale. Bennabi est profondément marqué par cette brève expérience qui l’a mis en contact direct avec les travailleurs algériens en France dont se désintéressaient complètement les zaïms, car ce contact lui fait prendre conscience de l'importance du travail éducatif comme préalable à toute action politique.

Après la Deuxième Guerre mondiale, Bennabi publie Le phénomène coranique (1947) et Les conditions de la renaissance, Problèmes d’une civilisation (1949). Dans le premier, il dit avoir voulu décrire un « ordre spirituel » à l’intention des jeunes musulmans à la recherche d’un équilibre entre leur culture musulmane et leur formation moderne. Dans le second, il aborde un « ordre social ». Il poursuit la réflexion du deuxième ouvrage en publiant Vocation de l’Islam (Seuil, Paris, 1954), où il expose sa thèse fameuse sur la « colonisabilité ». De 1948 à 1955, il collabore à La République algérienne de Ferhat Abbas. Il écrit également dans le Jeune Musulman que dirige Ahmed Tewfik al Madani, le secrétaire général de l’association des Oulémas. En 1955, Bennabi rédige L’Afro-asiatisme, Conclusions sur la conférence de Bandoeng. Il arrive au Caire à la fin du mois d’avril 1956 où est alors installée la Délégation extérieure du FLN. Son départ de France a eu lieu suite à son refus d’occuper un poste politique important proposé par le gouvernement Guy Mollet. A son arrivée au Caire, il reçoit un bon accueil de Khider et de Ben Bella, fait quelques émissions à la « Voix des Arabes » et fait éditer L’Afro-asiatisme (novembre 1956) par la maison gouvernementale égyptienne. Après avoir participé activement à la vie intellectuelle au Caire, à Damas et à Beyrouth où il a publié une demi-douzaine d’ouvrages en arabe, Malek Bennabi rentre en Algérie en septembre 1963.

Il est nommé recteur de l’Université d’Alger, puis directeur de l’Enseignement Supérieur jusqu’à son limogeage par le ministre de l’Education Ahmed Taleb en 1967. Il interrompt à ce moment sa collaboration à hebdomadaire Révolution Africaine, et se consacre à son séminaire hebdomadaire qu’il organise depuis 1963 sous l’égide du Centre d’Orientation Culturel créé par lui à son retour d'Egypte. Pendant près de dix ans, ce séminaire très couru sera pour lui l'occasion d'œuvrer à la propagation de ses idées auprès d'une partie de la jeune élite algérienne, séduite par cet islamisme mêlé de panarabisme et d’anticolonialisme. Malek Bennabi meurt le 31 octobre 1973 à Alger.

Ses prises de positions iconoclastes seront souvent critiquées voir rejetées par les islamistes plus traditionnels. Il est néanmoins considéré comme le père spirituel de la tendance djazariste ou algérianiste de la mouvance islamique algérienne qui prêche une conciliation avec la modernité et une voie spécifiquement maghrébine vers l'Etat islamique, et que l'on a souvent opposé à la tendance salafiste, beaucoup plus rigide sur toutes ces questions. Parmi ses autres ouvrages, citons entre autres : Mémoire d'un témoin du siècle (t. 1 et 2, 1965-1970), L'œuvre des Orientalistes (1970), Le musulman dans le monde de l'économie (1972).
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